• du coté de Limonne

    Après André et Michel Paret, Guy a découvert un nouveau meunier dans la famille : il s’agit de Floris, le fils de Michel (meunier aux Andrivaux), marié en 1721, mort à Maclas en 1743. Le moulin de Floris se  situe à Limonne, à 1Km des Andrivaux.

    Le froid ne vient pas à bout de notre curiosité, et nous partons marcher avec Guy (de Cour) à la recherche de ce moulin. Nous longeons en vain la rivière, aussi nous demandons de l’aide à un agriculteur. Il nous apprend que l’ancien propriétaire est mort dans les années 80,  et il s’appelait… Etienne Paret ! Notre interlocuteur nous invite à rencontrer ses parents au coin du feu : ils ont bien connu Etienne qui, bien que marié deux fois, n’a pas eu d’enfants. La dernière fois qu’ils ont vu le moulin, la roue à aubes était envahie par le lierre. La maison a été vendue à une pharmacienne de Maclas. Le fermier nous ramène en  voiture à Limonne, puis nous traversons une propriété privée, et nous voyons enfin ce fameux moulin, avec sa roue à aubes bien dégagée.

    du coté de Limonne

    Le moulin n’est pas au bord de la rivière, l’eau était amenée par un bief (canal).

    du coté de Limonne

    A l’heure actuelle, ce bief a été détourné pour éviter la maison, qui a été agréablement restaurée, et divisée en deux.

    du coté de Limonne

    Nous ne verrons malheureusement pas l’intérieur,  car les propriétaires sont absents.

     du coté de Limonne

    Dans le Maclaire, journal édité par la municipalité de Maclas, deux articles concernant ce moulin ont été publiés :

    http://www.maclas.fr/maclaire/pages/maclaire_n34.htm http://www.maclas.fr/maclaire/pages/maclaire_n38.htm

     

    La 1ère preuve de l’existence de ce moulin remonte à 1334. Les archives des nombreux procès permettent de retracer son histoire: il  devient la propriété de Fleury Paret en 1552. A peine installé, un procès lui est fait en 1556 au sujet d’un canal qu’il a construit.

    Des années plus tard, en 1731, un autre Fleury, ou Floris,  est en procès avec un certain  Plasson, propriétaire d’un moulin. Autre procès, en 1733 intenté par Frère François DE FOUCAULT DE BEAUREGARD, Chevalier de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem, Grand Battif de Lyon, Commandeur la Sainte Epine, Commandeur de Saint-Georges ... qui demande le paiement de 29 années d'arrérages que le meunier n'a pas payées. Ce qui n’empêche pas notre Fleury de progresser puisqu’en 1734, il obtient le droit pour un an de presser et fabriquer de l’huile de noix et d’autres noyaux pour faire de l’huile.

    En 1735, il achète un moulin Plasson. Ce moulin a été emporté par une crue de la rivière. Floris meurt en 1743, mais l’histoire et les procès continuent : «   la femme de Paret »  (pas la femme de Floris, elle est morte en 1755)  se plaint, en 1764, d’une bousculade dans un ruisseau, et des plaintes sont déposées contre  les agriculteurs qui utilisent l’eau du bief ou du ruisseau pour irriguer leurs terres.

    En 1791, diverses fournitures (tuiles, chaux…) sont payées par « Paret fils » pour le moulin neuf.

    En 1826, une facture est payée par Etienne Paret, faiseur d’huile, certainement pour une roue en fer.

    Après 1920, le moulin n’est plus utilisé et est vendu à la ferraille.

    Après la 2ème guerre mondiale, le moulin est loué et remis en service pour la fabrication de sabots, manches, râteaux… Puis le propriétaire, Etienne Paret, reprend son moulin et le fait tourner épisodiquement pour fabriquer de la farine de seigle pour les animaux.

    Au décès d’Etienne, la bâtisse est vendue à des olibrius peu respectueux du patrimoine, puisqu’ une partie de la roue à aubes se retrouve dans la fosse septique, et qu’ils ne gardent pas les pièces du moulin. Ils balancent à la décharge toutes les archives, et, heureusement, un maclaire les récupère et les porte à M. Pierre Dumas, un historien bien connu de la région.  Puis, ces propriétaires peu respectueux, se débarrassent du bâtiment, et c’est la pharmacienne qui le rachète. Là, il est dans de bonnes mains : elle met en valeur la partie récupérable de la roue à aubes, et entreprend une restauration intelligente.  M. Dumas lui restitue les archives.

    Ces renseignements nous ont été donnés par la propriétaire, qui va nous recevoir une journée en juin et mettre à notre disposition les archives, et par M. Dumas qui a écrit plusieurs livres sur l’histoire du Pilat.

     

    Essayons de remonter le cours du temps et de faire le point sur les différents propriétaires. Nous savons que le dernier propriétaire est Etienne Paret,  alors c’est relativement facile de remonter la filiation, puis on arrive aux branches que Guy a descendu, tel un moderne Tarzan, dans la jungle des Paret. Ce qui nous donne :

     

    Floris Paret (1697-1743), meunier à Limonne

    Etienne Paret 1(1732-1796), Limonne, fils du précédent

    Etienne Paret  (né en 1759, marié en 1795), Limonne, fils du précédent

     

    Là, changement de branche :

     

    Etienne Paret  (1804-1872), c’est l’arrière petit fils d’Etienne Paret, frère de Floris. Ils descendent tous les deux d’Etienne Paret et de Jeanne Minodier.Il est né aux Andrivaux, mais est propriétaire à Limonne à son décès.

    Etienne, né en 1826, cultivateur meunier à Limonne, fils du précédent

    Louis, né en 1873, propriétaire à Limonne, fils du précédent

    Etienne (1907-1983) propriétaire à Limonne, fils du précédent .

     

    On a un petit lien de parenté avec le dernier Etienne.

     

    Si cette histoire vous a intéressé, la prochaine fois, vous aurez droit à celle du moulin des Andrivaux, qui nous a réservé quelques surprises !

     


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