• La génération III, celle de mes grands-parents démontre de façon presque caricaturale les différences entre hommes et femmes pour l'espérance de vie. Je n'ai connu aucun de mes deux grands-pères. L'un est mort à 35 ans l'autre à 48. Mes deux grands-mères ont, au contraire fait preuve d'une grande longévité puisqu'elles sont décédées à respectivement 96 et 91 ans.

    La branche maternelle vivait à Gencenas, près de Bessey et vivait d'agriculture, pratiquant la polyculture. Au décès du père de famille, c'est le fils ainé alors âgé de 19 ans, lui aussi prénommé Claudy qui a conduit les affaires de la famille, jusqu'à son mariage et son départ pour Vintabrin, près de Chavanay.

    La branche paternelle vivait à Saint Pierre de Bœuf où le père était menuisier. A sa mort, son fils ainé n'avait que 3 ans. C'est son épouse Jeanne, qui en plus était enceinte de sa fille Paulette dont elle accouchera quelques jours après avoir enterré son époux, qui a tenu sa famille à bout de bras. Les économies du ménage avait été consumées par la galopante inflation de l'après guerre et le reste de la famille Bonneton, qui n'avait pas apprécié son mariage avec une inconnue loin des bases de la famille, ne la soutenait guère. C'est dire quelle  pouvait être la ténacité de cette femme au caractère si doux.


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