• Après la reconnaissance du moulin de Limonne, qui appartenait à Floris, nous nous dirigeons aux Andrivaux, à 1km environ, pour chercher le moulin de Michel, son père.

    Une habitante du village nous indique le moulin Desseux. C’est une maison de village, en bordure de la route, un portail donne sur une cour. Nous sonnons… pas de réponse, mais un voisin apparait à sa fenêtre : pas de chance, M. Desseux est parti depuis un quart d’heure.Nous lui expliquons un peu notre affaire, alors il nous raconte ce qu’il connaît du passé du moulin. Dans les années 1800, les propriétaires, dont il a oublié le nom, mais ce n’était pas Paret, sont partis en Afrique. Ils sont revenus, ruinés, et ont vendu le moulin et le grand corps de bâtiments qui l’entoure (dont la maison du voisin), par lots, à la chandelle. La piste « out of Africa » n’est certainement pas celle de nos aïeux, mais nous décidons malgré tout de voir l’envers du décor, côté rivière (le Fayon). La maison Desseux se trouve à une trentaine de mètres, au dessus de la rivière, et le moulin était alimenté par un bief, l’eau rejetée retournant au Fayon. Nous devons traverser des propriétés privées. Un riverain est en train de faire un feu de branches, nous lui demandons l’autorisation de traverser le pré, et la conversation s’engage,  tranquillement d’abord, puis joyeusement lorsque ce monsieur apprend que nous recherchons un moulin Paret, et lorsqu’il nous dévoile son nom de famille : Paret ! Le jackpot ! Il nous montre les ruines du moulin Paret, contigues à une maison que Les moulinslui et son frère ont vendue. Sa femme fait des recherches généalogiques, mais n’ayant pas la perspicacité de Guy, et devant le nombre incalculable des Paret, elle a abandonné la branche du mari pour se consacrer à la sienne. Notre riverain connaît quatre moulins aux Andrivaux : le sien (ce qu’il en reste), le moulin Desseux, et deux moulinages, mais il y en avait une quantité invraisemblable. Il a aussi entendu parler des procès entre les meuniers ou entre les meuniers et les paysans. Procès qui ont fait autrefois le bonheur des huissiers, juges et autres avocats, et qui font maintenant le bonheur des généalogistes. Nous quittons ce lointain cousin, mais il est probable que nous nous reverrons un jour.

    Côté rivière, nous voyons bien que la maison Desseux  est un ancien moulin, avec le canal d’évacuation de l’eau. M. Desseux a l’intention de le restaurer et de le faire tourner.

    Pour l’instant,  rien à rajouter sur l’histoire du moulin Paret, mais les recherches se poursuivent…

    Quelques photos ont été prises lors de cette escapade :

    Le moulin Desseux :

    moulin Desseux 1

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Retour aux Andrivaux

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les ruines du moulin Paret

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    Retour aux Andrivaux


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  • Après André et Michel Paret, Guy a découvert un nouveau meunier dans la famille : il s’agit de Floris, le fils de Michel (meunier aux Andrivaux), marié en 1721, mort à Maclas en 1743. Le moulin de Floris se  situe à Limonne, à 1Km des Andrivaux.

    Le froid ne vient pas à bout de notre curiosité, et nous partons marcher avec Guy (de Cour) à la recherche de ce moulin. Nous longeons en vain la rivière, aussi nous demandons de l’aide à un agriculteur. Il nous apprend que l’ancien propriétaire est mort dans les années 80,  et il s’appelait… Etienne Paret ! Notre interlocuteur nous invite à rencontrer ses parents au coin du feu : ils ont bien connu Etienne qui, bien que marié deux fois, n’a pas eu d’enfants. La dernière fois qu’ils ont vu le moulin, la roue à aubes était envahie par le lierre. La maison a été vendue à une pharmacienne de Maclas. Le fermier nous ramène en  voiture à Limonne, puis nous traversons une propriété privée, et nous voyons enfin ce fameux moulin, avec sa roue à aubes bien dégagée.

    du coté de Limonne

    Le moulin n’est pas au bord de la rivière, l’eau était amenée par un bief (canal).

    du coté de Limonne

    A l’heure actuelle, ce bief a été détourné pour éviter la maison, qui a été agréablement restaurée, et divisée en deux.

    du coté de Limonne

    Nous ne verrons malheureusement pas l’intérieur,  car les propriétaires sont absents.

     du coté de Limonne

    Dans le Maclaire, journal édité par la municipalité de Maclas, deux articles concernant ce moulin ont été publiés :

    http://www.maclas.fr/maclaire/pages/maclaire_n34.htm http://www.maclas.fr/maclaire/pages/maclaire_n38.htm

     

    La 1ère preuve de l’existence de ce moulin remonte à 1334. Les archives des nombreux procès permettent de retracer son histoire: il  devient la propriété de Fleury Paret en 1552. A peine installé, un procès lui est fait en 1556 au sujet d’un canal qu’il a construit.

    Des années plus tard, en 1731, un autre Fleury, ou Floris,  est en procès avec un certain  Plasson, propriétaire d’un moulin. Autre procès, en 1733 intenté par Frère François DE FOUCAULT DE BEAUREGARD, Chevalier de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem, Grand Battif de Lyon, Commandeur la Sainte Epine, Commandeur de Saint-Georges ... qui demande le paiement de 29 années d'arrérages que le meunier n'a pas payées. Ce qui n’empêche pas notre Fleury de progresser puisqu’en 1734, il obtient le droit pour un an de presser et fabriquer de l’huile de noix et d’autres noyaux pour faire de l’huile.

    En 1735, il achète un moulin Plasson. Ce moulin a été emporté par une crue de la rivière. Floris meurt en 1743, mais l’histoire et les procès continuent : «   la femme de Paret »  (pas la femme de Floris, elle est morte en 1755)  se plaint, en 1764, d’une bousculade dans un ruisseau, et des plaintes sont déposées contre  les agriculteurs qui utilisent l’eau du bief ou du ruisseau pour irriguer leurs terres.

    En 1791, diverses fournitures (tuiles, chaux…) sont payées par « Paret fils » pour le moulin neuf.

    En 1826, une facture est payée par Etienne Paret, faiseur d’huile, certainement pour une roue en fer.

    Après 1920, le moulin n’est plus utilisé et est vendu à la ferraille.

    Après la 2ème guerre mondiale, le moulin est loué et remis en service pour la fabrication de sabots, manches, râteaux… Puis le propriétaire, Etienne Paret, reprend son moulin et le fait tourner épisodiquement pour fabriquer de la farine de seigle pour les animaux.

    Au décès d’Etienne, la bâtisse est vendue à des olibrius peu respectueux du patrimoine, puisqu’ une partie de la roue à aubes se retrouve dans la fosse septique, et qu’ils ne gardent pas les pièces du moulin. Ils balancent à la décharge toutes les archives, et, heureusement, un maclaire les récupère et les porte à M. Pierre Dumas, un historien bien connu de la région.  Puis, ces propriétaires peu respectueux, se débarrassent du bâtiment, et c’est la pharmacienne qui le rachète. Là, il est dans de bonnes mains : elle met en valeur la partie récupérable de la roue à aubes, et entreprend une restauration intelligente.  M. Dumas lui restitue les archives.

    Ces renseignements nous ont été donnés par la propriétaire, qui va nous recevoir une journée en juin et mettre à notre disposition les archives, et par M. Dumas qui a écrit plusieurs livres sur l’histoire du Pilat.

     

    Essayons de remonter le cours du temps et de faire le point sur les différents propriétaires. Nous savons que le dernier propriétaire est Etienne Paret,  alors c’est relativement facile de remonter la filiation, puis on arrive aux branches que Guy a descendu, tel un moderne Tarzan, dans la jungle des Paret. Ce qui nous donne :

     

    Floris Paret (1697-1743), meunier à Limonne

    Etienne Paret 1(1732-1796), Limonne, fils du précédent

    Etienne Paret  (né en 1759, marié en 1795), Limonne, fils du précédent

     

    Là, changement de branche :

     

    Etienne Paret  (1804-1872), c’est l’arrière petit fils d’Etienne Paret, frère de Floris. Ils descendent tous les deux d’Etienne Paret et de Jeanne Minodier.Il est né aux Andrivaux, mais est propriétaire à Limonne à son décès.

    Etienne, né en 1826, cultivateur meunier à Limonne, fils du précédent

    Louis, né en 1873, propriétaire à Limonne, fils du précédent

    Etienne (1907-1983) propriétaire à Limonne, fils du précédent .

     

    On a un petit lien de parenté avec le dernier Etienne.

     

    Si cette histoire vous a intéressé, la prochaine fois, vous aurez droit à celle du moulin des Andrivaux, qui nous a réservé quelques surprises !

     


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  • Vous vous souvenez de  l’article   « De Maclas à Lupé, au fil capricieux du temps », paru dans Génération VI:  dans cette grande saga familiale, il était question, entre autre, de deux frères meuniers dans le Pilat. Voici un bref rappel des faits : en 1695, Michel Paret  épouse Françoise Tranchand.  En 1713, son frère André unit sa destinée à celle de Claudine Oriol. Les actes  de mariage nous apprennent  que Michel est meunier aux Andrivaux, paroisse de Maclas, et qu’André est meunier à Loye, un lieu dit de la commune de Veranne.

    De nombreux moulins ont été construits dans le Pilat : moulin à grains, à huile, pour le moulinage de la soie…Certains sont en ruine, d’autres ont été transformés en habitation, en gîte, d’autres sont en cours de restauration. Qu’en est-il des moulins de nos aïeux ? Avec Guy, nous décidons de partir à leur recherche, et nous profitons d’une belle journée de février pour faire une randonnée généalogique.

    Nous partons de Roisey, lieu d’excursion des jeunes Gencenaires dans les années 30-40, et nous parcourons d’agréables sentiers jusqu’à Veranne. Encore 2 km, et nous arrivons au lieu-dit Loye.

    Nous longeons le ruisseau la Plode, et nous arrivons rapidement vers des ruines, au milieu de broussailles. Nous pensons un instant que ce sont les ruines du moulin,  mais, en nous rapprochant, nous voyons une grande bâtisse qui a l’air abandonnée bien qu’elle soit en bon état, et que le toit ait été refait il y a une dizaine d’année environ

     

    Nous nous frayons un chemin à travers les buissons, pour descendre au bord de la rivière, et voir l’autre face de la maison. Nous regardons à travers les petites fenêtres, et, oh joie ! nous apercevons tout un mécanisme de moulin, assez bien conservé, une meule…

      

     

    En continuant la visite, nous découvrons une porte non fermée à clef, et  nous rentrons dans le moulin. C’est  plutôt émouvant de pénétrer dans cette pièce abandonnée, mais riche d’histoire, même si ce n’est pas le moulin familial! En plus de la meule, se trouve une pierre taillée rectangulaire et un tronc d’arbre sculpté. 

    A l’extérieur, nous voyons très bien le canal qui a été creusé à partir de la rivière en amont pour amener l’eau au moulin, et la grille qui protège l’entrée dans le bâtiment.

    L’eau pénètre dans le moulin, fait tourner des roues et tout un mécanisme pour moudre le grain. Nous voyons aussi nettement le trou par lequel l’eau s’évacuait pour retourner dans la rivière. L’endroit est agréable, tranquille. 

    Après un pique nique sympa au bord de l’eau, nous nous dirigeons vers les Andrivaux, 4-5Km plus loin. Nous arrivons au bord du ruisseau le Fayon, dans lequel se jette la Plode.  Nous suivons un long moment ce ruisseau en aval, sans trouver le moindre moulin ou la moindre ruine. Il est trop tard pour faire demi-tour, nous poursuivrons les recherches au cours d’une autre ballade.

    Après une bière bien méritée, pour nous remettre de nos émotions, nous allons à la maison du Parc de Pélussin. Là, on nous donne les coordonnées de l’association « visages de notre Pilat » et du vice- président de cette association qui a participé à la rédaction d’un intéressant livre, bien illustré « le patrimoine du canton de Pélussin ». Ce monsieur m’oriente vers un de ses amis de Veranne, qui connaît l’histoire récente du moulin de Loye. Ce moulin appartient … attention, tenez-vous bien,  à M. Boucher ! Eh oui. Ce n’est pas non plus extraordinaire, les Boucher sont nombreux dans cette région. Malheureusement, M. Boucher est « en maison » depuis 4/5 ans car il n’a plus toute sa tête et a perdu la mémoire (Alzheimer, certainement). C’était un moulin à huile. Une association  voulait acheter le moulin à M.Boucher pour le restaurer et le faire vivre,  mais il n’a pas voulu le vendre. Par contre, il a heureusement accepté de faire refaire le toit. M. Boucher n’a pas de descendants directs, uniquement des cousins et des neveux.

    Mon précieux informateur, qui est aussi un grand amateur de randonnées, propose que nous retournions ensemble à Loye et aux  Andrivaux, car il connaît aussi ce moulin. Donc, histoire à suivre, dès que le soleil voudra bien faire une apparition


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  • Le 22 février 1919, Paul Jean Félix Bonneton et Jeanne Joséphine Breton se marient à Viarmes, la ville natale de Jeanne. Ensuite, ils iront s’installer à St Pierre de Bœuf, le village où  Paul exerce le métier de menuisier. Ils auront quatre enfants, dont Georges, futur Pépé de Condrieu.

    Depuis que Guy dépoussière les archives familiales,  il découvre des abandons d’enfants, des adultères, des morts violentes… et des mystères : le mariage à Viarmes de nos grand parents en est un, puisque, en ce début de vingtième siècle, les mariés étaient le plus souvent originaires du même village, parfois d’un village proche, pour les plus aventureux.

    Viarmes-St Pierre de Bœuf, la moitié de la France… Comment Paul et Jeanne se sont ils connus ? Malheureusement, nous n’avons pas eu la curiosité de nous renseigner à temps.

    Comme il est  peu probable que Jeanne soit venue à St Pierre de Bœuf, deux hypothèses sont envisageables :

    1ère hypothèse : Paul a pu connaître Jeanne lorsqu’il était soldat.

    2ème hypothèse : Paul, menuisier, a réalisé les très beaux meubles de la maison familiale. La qualité de ce travail est l’œuvre d’un artisan chevronné, pourquoi pas d’un compagnon menuisier ? Il aurait pu rencontrer Jeanne au cours de son tour de France.

    Après des recherches infructueuses sur internet, je fais appel à Clément, compagnon charpentier. Vivement intéressé par cette demande, il contacte un de ses amis compagnon et historien. La réponse arrive rapidement: notre grand père Paul Jean Félix et son père Jean Antoine étaient compagnons menuisiers du devoir,  c'est à dire enfants de maitre Jacques.

    Petite parenthèse historique : le compagnonnage remonterait  à la construction du temple de Jérusalem, au temps du roi Salomon (Xème siècle av JC). Les légendes compagnonniques font référence à trois fondateurs légendaires: Salomon, Maître Jacques et le père Soubise. Maître Jacques est le maître des tailleurs de pierre, des menuisiers et des maçons. Il aurait été victime d’un assassinat, commandité peut-être par  le père Soubise, maitre des charpentiers, jaloux de son autorité. Les compagnons ont acquis de l'ordre des Templiers des connaissances géométriques qui se transmettaient de bouche à oreille, de maître à élève. C’est grâce à ce savoir, que les compagnons ont pu diriger la construction des merveilleuses cathédrales du moyen âge.

    A l’époque de nos grand- parents, les jeunes motivés qui visaient l’excellence dans leur métier pouvaient espérer être compagnons. Ils étaient d’abord apprentis, puis aspirants et enfin compagnons, après la réalisation d’un chef d’œuvre. Cette formation prenait plusieurs années. Elle se faisait lors d’un tour de France où des cours leur étaient donnés dans les villes étape par des compagnons, et où ils travaillaient sur différents chantiers, leur permettant d’apprendre de nombreuses techniques. Voici deux cartes où sont notées les villes étape du tour de France de nos deux compagnons. Inutile de vous préciser que le point de départ est Saint Pierre de Bœuf. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quelques précisions, apportées par  le copain de Clément :

    Le pays Bonneton Jean Antoine est reçu compagnon menuisier à Toulouse à la Sainte Anne (patronne des menuisiers) en 1873 sous le nom de "Jean Le Forézien".

    Le pays Bonneton Paul  Jean Félix est reçu compagnon menuisier à Bordeaux à la Toussaint en 1910, sous le nom de "Paul le Forézien".

    (Le « pays »  pratique son métier sur le sol en atelier et le « Côterie » pratique son métier en hauteur, sur les échafaudages).

    A partir de ces dates, on peut imaginer que Jean Antoine a débuté son tour de France en 1871, à l’âge de 20 ans, et qu’il l’a terminé vers 1876.

    Paul peut avoir débuté son tour de France en 1909, à l’âge de 20 ans également. Il est à Paris en 1912, et il est possible qu’il rencontre Jeanne au cours d’un bal des compagnons. J’ai trouvé des Breton, nom de jeune fille de Jeanne, dans les compagnons, au XVIIème siècle (mais Breton était un nom assez répandu), alors un oncle ou un grand oncle aurait pu chaperonner la jeune Jeanne. Paul termine son tour de France, et est mobilisé. Il correspond avec  Jeanne et, à la fin de la guerre ils se marient. Ce dernier point est sûr, le reste … à vous de voir.

    Le compagnonnage existe toujours. Au cours des siècles écoulés, beaucoup auraient aimé le voir  disparaître : la royauté, la révolution, la religion, le patronat… C’est dangereux, un groupe de  travailleurs qui ne se contente pas d’exécuter, mais qui pense, qui est organisé,  solidaire. Les compagnons ont été les premiers à se mutualiser et à faire grève. Après avoir  failli disparaître entre les deux guerres, le compagnonnage a retrouvé un deuxième souffle : des maisons des compagnons remplacent les auberges dans les villes d’accueil… et le compagnonnage s’ouvre aux filles !

    Nous n’avons pas de photos de nos  grand-père et arrière-grand-père paternels, mais le choix de vie qu’ils ont fait nous en apprend beaucoup sur leur personnalité.

    Les recherches vont continuer pour tenter d’en savoir plus sur nos forèziens.

    Les compagnons ont laissé beaucoup de traces derrière eux et de nombreuses archives existent, auxquelles il n’est malheureusement presque toujours  pas facile d’accéder car les compagnons avaient et ont toujours le goût du secret, comme les francs-maçons.

    Première piste, pour démentir ce qui est dit juste au-dessus, un fond privé a été déposé aux archives départementales de Vendée par une organisation de compagnons de  la Roche sur Yon. Il est donc accessible au public et quelques photographies, entre autres, sont visibles sur le site internet du Conseil général de Vendée. Nous vous proposons d’examiner attentivement les trois ci-dessous, prises à une époque où Paul faisait son tour de France. Reconnaîtrez-vous sur ces photos un compagnon ressemblant à Jojo ? Dans ce cas, c’est peut-être son père que vous regardez. Merci de laisser alors un commentaire sur le blog. Ces photos ont été prises en 1910 et 1911. Paul, né en 1889 avait donc, lorsqu’elles ont été prises, une vingtaine d’années.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jojo, le fils de Paul, a travaillé le métal pendant toute sa vie. Mais c’est sans doute par simple opportunité car, après la guerre, la demande de main d’œuvre était sans doute bien plus forte dans ce domaine que dans celui du bois. Mais c’est bien ce matériau qu’il trouvait, à juste titre, infiniment plus noble qui l’attirait. Il est vraisemblable que, si son père avait vécu, Jojo aurait repris le flambeau, ou plutôt le bâton de compagnon menuisier.

    Ne regrettons cependant rien, si les choses s’étaient passées ainsi, il n’aurait peut être jamais rencontré Fernande et ces lignes n’auraient par conséquent jamais été écrites.


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