• Meunier tu dors...

    Vous vous souvenez de  l’article   « De Maclas à Lupé, au fil capricieux du temps », paru dans Génération VI:  dans cette grande saga familiale, il était question, entre autre, de deux frères meuniers dans le Pilat. Voici un bref rappel des faits : en 1695, Michel Paret  épouse Françoise Tranchand.  En 1713, son frère André unit sa destinée à celle de Claudine Oriol. Les actes  de mariage nous apprennent  que Michel est meunier aux Andrivaux, paroisse de Maclas, et qu’André est meunier à Loye, un lieu dit de la commune de Veranne.

    De nombreux moulins ont été construits dans le Pilat : moulin à grains, à huile, pour le moulinage de la soie…Certains sont en ruine, d’autres ont été transformés en habitation, en gîte, d’autres sont en cours de restauration. Qu’en est-il des moulins de nos aïeux ? Avec Guy, nous décidons de partir à leur recherche, et nous profitons d’une belle journée de février pour faire une randonnée généalogique.

    Nous partons de Roisey, lieu d’excursion des jeunes Gencenaires dans les années 30-40, et nous parcourons d’agréables sentiers jusqu’à Veranne. Encore 2 km, et nous arrivons au lieu-dit Loye.

    Nous longeons le ruisseau la Plode, et nous arrivons rapidement vers des ruines, au milieu de broussailles. Nous pensons un instant que ce sont les ruines du moulin,  mais, en nous rapprochant, nous voyons une grande bâtisse qui a l’air abandonnée bien qu’elle soit en bon état, et que le toit ait été refait il y a une dizaine d’année environ

     

    Nous nous frayons un chemin à travers les buissons, pour descendre au bord de la rivière, et voir l’autre face de la maison. Nous regardons à travers les petites fenêtres, et, oh joie ! nous apercevons tout un mécanisme de moulin, assez bien conservé, une meule…

      

     

    En continuant la visite, nous découvrons une porte non fermée à clef, et  nous rentrons dans le moulin. C’est  plutôt émouvant de pénétrer dans cette pièce abandonnée, mais riche d’histoire, même si ce n’est pas le moulin familial! En plus de la meule, se trouve une pierre taillée rectangulaire et un tronc d’arbre sculpté. 

    A l’extérieur, nous voyons très bien le canal qui a été creusé à partir de la rivière en amont pour amener l’eau au moulin, et la grille qui protège l’entrée dans le bâtiment.

    L’eau pénètre dans le moulin, fait tourner des roues et tout un mécanisme pour moudre le grain. Nous voyons aussi nettement le trou par lequel l’eau s’évacuait pour retourner dans la rivière. L’endroit est agréable, tranquille. 

    Après un pique nique sympa au bord de l’eau, nous nous dirigeons vers les Andrivaux, 4-5Km plus loin. Nous arrivons au bord du ruisseau le Fayon, dans lequel se jette la Plode.  Nous suivons un long moment ce ruisseau en aval, sans trouver le moindre moulin ou la moindre ruine. Il est trop tard pour faire demi-tour, nous poursuivrons les recherches au cours d’une autre ballade.

    Après une bière bien méritée, pour nous remettre de nos émotions, nous allons à la maison du Parc de Pélussin. Là, on nous donne les coordonnées de l’association « visages de notre Pilat » et du vice- président de cette association qui a participé à la rédaction d’un intéressant livre, bien illustré « le patrimoine du canton de Pélussin ». Ce monsieur m’oriente vers un de ses amis de Veranne, qui connaît l’histoire récente du moulin de Loye. Ce moulin appartient … attention, tenez-vous bien,  à M. Boucher ! Eh oui. Ce n’est pas non plus extraordinaire, les Boucher sont nombreux dans cette région. Malheureusement, M. Boucher est « en maison » depuis 4/5 ans car il n’a plus toute sa tête et a perdu la mémoire (Alzheimer, certainement). C’était un moulin à huile. Une association  voulait acheter le moulin à M.Boucher pour le restaurer et le faire vivre,  mais il n’a pas voulu le vendre. Par contre, il a heureusement accepté de faire refaire le toit. M. Boucher n’a pas de descendants directs, uniquement des cousins et des neveux.

    Mon précieux informateur, qui est aussi un grand amateur de randonnées, propose que nous retournions ensemble à Loye et aux  Andrivaux, car il connaît aussi ce moulin. Donc, histoire à suivre, dès que le soleil voudra bien faire une apparition


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