• PACA

    La plupart des évènements relatés dans les billets de ce blog ont pour théâtre trois régions de notre beau pays de France :

    - le val d’Oise, ce département peu à peu mangé pour l’agglomération parisienne qui fut d’antan aussi rural les deux autres

    - la Loire, dans sa partie la plus au sud-est, où les premières collines du massif central surplombent la vallée du Rhône

    - les cotes d’Armor, jadis nommées côtes du Nord, à deux pas de la mer sans qu’aucun des personnages qui hantent les lignes qui leurs sont consacrées n’y ait jamais trempé ne serait-ce un orteil, car eux aussi étaient paysans.

    Le billet que vous lisez nous emmène dans une nouvelle région, l’arrière-pays cannois. Je ne me suis pas découvert de lointains ancêtres là-bas, c’est l’alliance de ma sœur, qui est aussi, avec ses enfants une fidèle lectrice -et parfois collaboratrice- de la prose de ce blog, qui justifie que je vous entraîne sous le soleil méditerranéen.

    Le travail sur mes propres aïeux n’est certes pas terminé – est-il d’ailleurs possible de prétendre qu’on a terminé quelque chose lorsqu’il est question de généalogie ?- mais je prends ces travaux un peu comme des vacances.

  • Me voila rassuré, il se trouve de bonnes âmes pour lire ma prose et se pencher, avec plus ou moins de succès, sur les énigmes qui s'y cachent.

    Vous avez donc dans les commentaires la réponse à la question posée dans la précédent billet. Une petite explication est peut-être nécessaire.

    C'est bien le fait que les conjoints de Jean Lati [72] et sa sœur Anne Marie [149] portent le même nom de famille qui attire l'attention lorsqu'on observe l'arbre qui conclut le troisième billet de cette série. Certes, ça ne prouve rien; Hugues semble être un patronyme fort répandu dans la région, mais ça mérite au moins qu'on y regarde d'un peu plus près.

    Dans le troisième billet de cette série, l'examen de l'acte de mariage entre Jean François Hugues [148] et Anne Marie Lati [149] nous avait permit de découvrir que l'épouse, fille de Barthelemy [144, 298] était la sœur de Jean Lati [72]. Je vous propose de revenir sur ce mariage pour nous intéresser cette fois-ci à la filiation de l'époux, Jean François Hugues [148]. Voici un extrait de cet acte dans lequel j'ai souligné le nom de l'époux et de ses parents.

     Cap au sud (IV)

     

    Jean François [148] est donc le fils de Joseph [292] et Marguerite Giraud [293].

    l'autre mariage sur lequel vous allez devoir vous pencher est celui qui a uni Guillaume Hugues [146] à Marie Hugues [147], les parents de Marie Honorade Hugues [73] la seconde épouse de Jean Lati [72]. Cet acte est visible sur le second billet de la série. En voici un extrait:

     

    Cap au sud (IV)

     

    Et là, bingo, les parents de Guillaume Hugues [146] sont Joseph Hugues et Marguerite Giraud, Guillaume [146] est donc le frère de Jean François [148]. Joseph est donc affublé d'un second n° Sosa [292], 2 x 146 qui accompagne celui qui lui vient de son autre fils, Jean François, 2 x 148 soit [296]. Et Marguerite Giraud, l'épouse de Joseph aura aussi deux n° Sosa, les [293] et [297].

    Une mise à jour de l'arbre proposé dans le billet précédent s'impose, la voici :

     

    Cap au sud (IV)

      

    Je pense qu'il est raisonnable de vous laisser digérer cette histoire ou un garçon épouse successivement deux sœurs qui se trouvent être les petite filles de la sœur de son père  et du frère de son grand-père.

    Il est toutefois possible que nous revenions un jour sur cette famille car le curé d'Opio nous donne une information qui vous a peut-être échappée dans l'acte de mariage de Guillaume Hugues [146] et Marie Hugues [147], les grand parents maternels de François Laty [36], celui là même qui, avec son épouse Elisabeth Hugues [37], ont déclenché en se mariant cette chronique infernale :

    Cap au sud (IV)

      

    En effet, comme l'indique les mots que j'ai souligné, les tourtereaux ont dû obtenir de l’évêque de Grasse, pour pouvoir convoler en justes noces, une "dispense du quatrième degré de parenté", ce qui signifie en droit canon qu'ils ont en commun un arrière arrière grand parent. Et, comme ils se nomment Hugues tous les deux, il n'est pas impossible que l'arrière grand père de Joseph Hugues [292,296] soit dans le coup. Si tel est le cas, le pauvre devra transporter un troisième n° Sosa en plus des 2336 et 2368 que la filiation de Joseph lui assigne.

    Mais nous n'aurons peut-être jamais la réponse à cette question, soit parce qu'il a vécu avant qu'on impose aux curés de tenir un registre des mariages, soit parce ce registre est perdu ou illisible, soit enfin parce que personne ne consacre suffisamment de temps à cette recherche.


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  • On ne peut pas dire que le temps passé à lire les réponses reçues à la  question posée dans mon billet précédent ai bouleversé mon emploi du temps quotidien. La question était-elle trop ardue ? Les neurones des lecteurs sont-ils épuisés en cette fin d'année ? Peu importe, il est temps maintenant de lever le voile qui couvre ce petit secret de famille.

    Examinons le mariage de Jean François Hugues [148] et Anne Marie Lati [149], et en particulier la filiation de l'épouse.

     

      

    Les parents d'Anne Marie Lati sont Barthelemi et Anne Roumiou.  Le nom d'Anne Marie est souligné en vert dans l'acte et celui de ses parents en rouge. Suivant la règle d'attribution de la numérotation Sosa, il vont porter respectivement les N° 298 et 299, puisque le n° d'Anne Marie est 149.

    Mais n'allons pas si vite. Ces noms, Barthelemi Lati et Anne Roumiou n'évoquent-ils rien pour vous ?

    Revenons sur un autre mariage, traité dans premier billet de cette série cap au sud (I), mais dont la lecture n'était possible qu'après avoir cliqué sur un lien. Une énigme n'a d’intérêt que si elle impose à ceux qui s'y frottent quelques efforts.

    Voici, en clair cette fois-ci, le mariage entre Jean Lati [72] et Marie Honorade Hugues [73] :

     

    et si on zoome le haut de l'acte :

     

    les parents de Jean Lati [72] sont Barthelemy et Anne Roumiou, tout comme ceux d'Anne Marie [149] ! Et il ne s'agit pas d'homonymes, Jean et Anne Marie sont bien frère et sœur.

    Jean portant le n° Sosa 72, son père Barthelemi porte le n°144 en plus du 298 qui lui vient de sa fille Anne Marie et Anne Roumiou possède elle aussi deux n°, les 145 et 299.

    Il s'agit bien d'un implexe transgénérationnel, puisque Elisabeth Hugues [37], l'arrière petite fille du couple Barthelemy Laty [144,298] / Anne Roumiou [145,299] va épouser leur petit fils François Laty [36].

    Une représentation graphique de cette situation vous sera peut-être utile :

     Cap au sud (III), ça se complique

     

    Plusieurs dates restent à trouver pour mieux comprendre l'écart du nombre de génération entre les deux branches de l'arbre. On sait toutefois que le mariage entre Jean François Hugues [148] et Anne Marie Lati [149] a été célébré plus de douze ans avant celui qui a uni Jean Laty [72] à Marie Honorade Hugues [73]. Douze ans, c'est presque la moitié d'une génération. Et Barthelemy Hugues [74] est né neuf mois seulement après le mariage de ses parents alors que les parents de François Laty [36] sont mariés depuis trois ans et demi à la naissance de celui-ci.

    Enfin, François Laty est âgé de plus de quarante ans lorsqu'il épouse Elisabeth Hugues [37], fille de son cousin Barthelemy Hugues [74] et Elisabeth n'est alors âgée que de vingt et un ans. Lors de son premier mariage, avec Marie la sœur d'Elisabeth, François avait déjà trente trois ans.

    Le plus fort de cette histoire est que nous n'en avons pas fini avec les méandres de cette généalogie. Ami lecteurs, serez vous plus perspicaces pour découvrir l'autre particularité cachée dans ces actes ?


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  • Le billet précédent, nommé "cap au sud (I)", nous avait amené à la septième génération des aïeux de notre Sosa numéro 1. Dans la branche qui nous occupe, nous avions donc quatre mariages :

    Jean Lati [72] et Marie Honorade Hugues [73], puis Barthelemy Hugues [74] et Marie Cresp [75], ensuite Jean Pierre Brignolles [76] et Marie Chaudol [77] et enfin Antoine Roux [78] et Françoise Chabert [79]. 

    Il va falloir maintenant nous intéresser à la naissance de ces huit personnes puis au mariage de leur parents. Le volume de la tache est loin d'être négligeable. Elle risque aussi d'être plus périlleuse puisque, en passant de l'état civil post révolutionnaire au registres paroissiaux, on gagne rarement en facilité de lecture et d'analyse. Mais la recherche n'en n'est que plus passionnante. Je rappellerai aux plus novices de mes lecteurs, pour qu'ils aient conscience de l'ampleur d'une étude généalogique familiale, que le travail exposé ici ne concerne, pour le moment, qu'un huitième de la branche paternelle de notre Sosa n°1.

    Commençons donc par Jean Lati [72]. Il est né à Châteauneuf-Grasse le 27 octobre 1765. Marie Honorade Hugues [73], son épouse, est née au Rouret le 6 mars 1784.

    Barthelemy Hugues [74] est né à Châteauneuf-Grasse le 17 frimaire de l'an III de la république, ce qui correspond au 6 décembre 1794 du calendrier grégorien. L'épouse de Barthelemy, Marie Cresp [75] est née aussi à Châteauneuf-Grasse le 8 nivose de l'an IV ou le 29 décembre 1795.

    Jean Pierre Brignolles [76] est né Châteauneuf-Grasse le 15 février 1814 et Marie Chaudol [77], son épouse est née à Roquefort les pins le 28 novembre 1817. Cette date a été relevée sur l'acte de son mariage avec Jean Pierre Brignolles. A l'heure où j'écris ces lignes, l'acte de naissance de Marie Chaudol n'est pas accessible sur le site internet des archives départementales des Alpes maritimes.

    Antoine Roux [78] est né au Rouret le 3 février 1804 et son épouse Françoise Chabert [79] à Coursegoules le 3 mars 1808. Tout comme celui de Marie Chaudol,  l'acte de naissance de Françoise Chabert n'est pas accessible sur le site internet des archives départementales des Alpes maritimes la date a été relevée sur son acte de mariage.

    Les parents de Jean Lati [72] sont Bathelemi Lati [144] et Anne Roumiou [145] ils se sont mariés à Châteauneuf-Grasse le 2 mai 1757. Ceux de Marie Honorade Hugues [73] sont Guillaume Hugues [146] et Marie Hugues [147] leur mariage a été célébré à Opio le 23 avril 1777. Les actes que je vous ai proposé depuis le début de cette histoire m'ont paru être relativement lisibles. J’espère qu'il en a été de même pour vous. Je m'adresse bien sûr à ceux qui ont pris la peine de cliquer sur les liens qui permettent d’accéder à ces actes! Pour l'acte de mariage entre Guillaume Hugues et Marie Hugues, nous avons une écriture plus hermétique. Je vous propose donc l'acte et sa transcription :

     

    Cap au sud (II), ça ce complique

     

     l'an mil sept cent septante sept

    et le vingt et trois avril après trois

    publications faites à la messe de paroisse

    pendant trois dimanches consécutifs

    ayant obtenu dispense du quatrième degré

    de parenté de mr l’évêque de Grasse

    le onze avril ne nous ayant 

    apparu aucun empêchement légitime

    vu l'attestation de mr ? curé

    de Chateauneuf nous avons donné la

    bénédiction nuptiale à guillaume hugues

    fils de joseph travailleur et  de marguerite

    giraud de la paroisse de chateauneuf

    âgé d'environ vingt an et autorisé par

    son père et à marie hugues fille d'etienne

    travailleur et de lucrèce galian notre

    paroissienne âgée d'environ vingt ans et 

    autorisée par son père et ce en

    présence de jean antoine carvalan

    négiocant, honoré joseph augier ménager

    de jean joseph augier fils de jean de

    sr barthelemy carvalan négociant. signe 

    qui a su.

    Les parents de Barthelemy Hugues [74] sont Jean François Hugues [148] et Anne Marie Lati [149]. Leur mariage a été célébré le 13 ventôse de l'an II ou 3 mars 1794 à Châteauneuf-Grasse. Voici l'acte de ce mariage :

    Cap au sud (II), ça ce complique

     

    Cap au sud (II), ça ce complique

     Cap au sud (II), ça ce complique

    Le treize ventôse l'an second de la république

    française une et indivisible. dans la salle

    de la maison commune par devant nous

    officier public de la commune de

    Châteauneuf. Des soussignés se

    seraient présentés pour être unis en

    mariage le citoyen jean françois hugues

    fils à feu joseph travailleur et de la citoyenne

    marguerite giraud âgé de vingt huit ans

    d'une part avec la citoyenne anne marie latty

    fille du citoyen barthelemy latty travailleur

    et de la citoyenne anne roumiou tous de 

    cette commune, lesquels après publication

    et affiche sur la porte extérieure de la

    maison commune ?? la section du

    domicile du conjoint le dix de ce mois

    sans qu'il ne soit apparu aucune

    opposition ni empêchement et ensuite

    le consentement donné par les parents le

    citoyen jean françois hugues et la citoyenne

    anne marie latty ont déclaré à haute

    et intelligible voix, savoir le citoyen hugues

    prendre la citoyenne latty en mariage

    et la citoyenne latty prendre le citoyen hugues et

    ensuite nous officier public en conformité

    à la loi du vingt septembre mil sept

    cent quatre vingt douze avons prononcé

    au nom de la loi que le citoyen hugues

    et la citoyenne latty sont unis par le mariage

    le tout fait et prononcé dans la salle de

    maison commune en présence des citoyens

    pierre antoine besson ménager, cyprien laurent

    ?? ?? ?? ?? ?? jacques bertrand et lazare foucard

    Vient ensuite Marie Cresp [75] dont les parents sont Antoine Cresp [150] et Marie Anne Giraud [151].

    Leur mariage a été célébré à Châteauneuf le 14 mai 1792.

    Cap au sud (II), ça ce complique

     

    l'an mil sept cent quatre vingt douze et le quatorze mai après la

    publication de trois bans faite aux messes paroissiales de cette église par trois

    dimanches consécutif; savoir le vingt neuf du mois d'avril dernier, le six et le

    treize du présent mois sans qu'il se soit découvert aucun empêchement

    canonique ou civi, je soussigné curé de cette paroisse ay reçu en cette église

    le mutuel consentement de mariage par parole de présent et j'ay donné

    la bénédiction nuptiale, avec les cérémonies prescrites par l'église à antoine

    cresp âgé d'environ vingt quatre ans, fils de pierre manéger et de marie

    rainard d'une part et à marie anne giraud âgée d'environ size ans,

    fille de jean françois ménager; et d'anne hugues tous de cette paroisse

    d'autre part; assistés l'un et l'autre de leur père et mère respectifs ci-

    dessus nommés et en outre se sieur marc antoine besson bourgeois, de

    françois arnaud tisserand, de christophe raibaud fils d'honoré ménager et

    de jean baptiste giraud fils de sebastien ménager tous temoins requis de ce

    lieu qui ont signé avec nous; ainsi que le père de l'épouse .les parties

    contractantes, les père et mère de l'époux et la mère de l'épouse

    ont déclaré ne savoir signer de ce interpellés.

    Les parents de Jean Pierre Brignolles [76] sont Jean joseph Brignolles [152] et marie Anne Hugues [153] qui se sont mariés à Châteauneuf le 26 avril 1809.

    les parent de Marie Chaudol [77] sont Jean Joseph Chaudol [154] et Marie Catherine Trastour [155] dont le mariage a été célébré à Roquefort les pins le premier juin 1815.

    Le couple suivant, avant dernier de la série que nous avons à étudier pose un problème.

    Les parents d'Antoine Roux [78] sont bien cités dans son acte de mariage avec Françoise Chabert [79]. Il s'agit de Jean Roux [156] et Marie Catherine Roux [157]. Selon les informations recueillies sur plusieurs arbres publiés sur geneanet, leur mariage aurait été célébré au Rouret le 27 mai 1794. Mes recherches pour retrouver cet acte sont restées vaines. La commune du Rouret a été créée en 1793. Il semble qu'auparavant, ce lieu était un quartier de Châteauneuf-Grasse. Sur le site internet des archives départementales des Alpes Maritimes, le premier registre concernant le Rouret date de 1767. Sur la première page on trouve la mention suivante :

    Cap au sud (II), ça ce complique

     

     registre des baptêmes

    et sépultures de l'église

    succursale de Bergiers

    dans le terroir de châteauneuf

    pour la présente année

    1767 dont l'établissement

    a été nouvellement fait

    Bergiers, le nom mentionné dans ce texte est un lieu-dit qu'on trouve effectivement sur les cartes, sur le territoire actuel du Rouret. Le premier acte de ce registre est daté du 24 avril 1767. A la suite de cette année on trouve les actes rédigés jusqu'en 1792. Avant 1770, on ne trouve sur ces pages que des baptêmes et sépultures. Peut-être que les mariages des habitants de cette succursale étaient célébrés à Châteauneuf.

    Le dernier acte du registre est daté du 24 décembre 1792.

    On trouve ensuite aux archives départementales un registre d'état civil qui couvre la période 1799 (14 Nivose an VII) à 1842.  Il y a donc une lacune entre 1793 et 1798. Et c'est précisément pendant cette période que se trouve le mariage entre Jean Roux [156] et Marie Catherine Roux [157].

    J'ai lancé plusieurs bouteilles à la mer, avec un peu de chance l'une d'entre elle portera la question de ce mariage jusqu’a un généalogiste qui connait la réponse.

    le dernier mariage de notre génération VIII pour cette branche est celui des parents de Françoise Chabert [79]. Il s'agit d'honoré Chabert [158] et d'Anne Pons [159] qui se sont mariés à Cipières le 30 juillet 1786. Voici leur acte de mariage:

    Cap au sud (II), ça ce complique

    honoré chabert âgé d'environ trente trois ans fils de

    christophe maître tailleur d'habits et magdelaine isnard de la

    paroisse de Coursegoules diocèse de vence et anne ponsâgée d'environ

    vingt ans fille d'etienne ménager et de marguerite martin de

    cette paroisse après les trois publications des bans aux messes

    paroissiales vu le certificat des dites publications de mr ?

    curé de la paroisse de coursegoules en date du premier du

    mois de juillet sans qu'il nous soit apparu aucun empêchement

    canonique ou civil ont contracté mariage aux formes du 

    saint concile de trente le 7 juillet mil sept cent quatre

    vingt six en présence de leurs parents qui ont signé et 

    sr claude vial bourgeois, clement martin bourgeois

    jean joseph tourbarel fils de feu honoré et andré giranud

    maréchal ferrant témoins qui ont signé avec nous. le dit honoré

    chabert et la dite anne pons ont déclaré ne savoir

    signer de ce enquis.

    Nous en avons terminé avec cette huitième génération. La suite viendra dans un futur billet.

    Amis lecteurs, je vous suggère de mettre à profit l'attente de cette suite pour étudier soigneusement les actes que contient le texte que vous avez sous les yeux. En effet, s'y cache une de ces particularités qui font tout le charme des recherches généalogiques. 

    la première bonne réponse sera richement primée, comme d'habitude.

    Enfin, un petit retour sur le billet précédent, cap au sud (I), dans lequel j'ai ajouté deux photos que ma ma sœur vient de m'envoyer.

      

     

     

     


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  • Billet édité le 9 novembre 2017 (adjonction de photos).

    Soyez les bienvenus dans ce nouveau chantier généalogique. Au début, comme presque à chaque fois, la recherche est simple, merci à l'état-civil républicain, et la succession des actes mariage et de naissance, dont le nombre grandit de façon géométrique au fil des générations, apparaît assez laborieuse. Mais rassurez vous, il ne fait pas de doute que des situations plus ou moins alambiquées vont rapidement pimenter ce récit.

    Pour assister le lecteur dans les méandres de cette généalogie, j’ai choisi comme « de-cujus », la fille de ma sœur, c’est donc elle qui porte le n° Sosa 1 (ce n° pourrait bien sûr être donné à un de ses deux frères sans que cela change quoi que ce soit au texte). Les numéros Sosa des ascendants sont notés entre crochet, à la suite de leur patronyme.

    Cap au sud (I)

    C’est avec Joséphine Elisabeth Laty [9], la grand-mère paternelle de l’époux de ma sœur, que nous commencerons.

    Elle est née au Rouret, village situé sur la route qui relie Grasse et Nice, le 7 janvier 1896.

    La photo ci-contre nous montre Joséphine Laty [9] en compagnie de son époux, Pierre Carrara [8]. Photo prise de toute évidence en studio, peut-être chez le photographe à l'occasion de leur mariage

     

     

     

    Pour alléger ce billet, j’ai décidé de ne pas inclure dans le texte les actes qui vont être fort nombreux, au moins tant que leur lecture ne pose pas de problème particulier. Mais en cliquant dans le texte sur les dates, vous pouvez accéder à une copie de chacun de ces actes.

    Joséphine Elisabeth Laty [9] est la fille de Jean Laty [18] et de Marie Jeanne Brignolles [19] dont le mariage a été célébré le 17 octobre 1895, au Rouret.

    Cap au sud (I)

    Jean Laty [18] est né, au Rouret, le 4 mars 1863. Son épouse Marie Jeanne Brignolles [19] est aussi née au Rouret, le 8 mars 1870. Le couple a été pris en photo vers 1936, dans le jardin de la maison familiale au Rouret.

    Les parents de Jean Laty [18] sont François Laty [36] et Elisabeth Hugues [37] ils se sont mariés au Rouret, le 21 janvier 1851.

    C’est aussi au Rouret que Jean Joseph Brignolles [38] et Marie Marguerite Roux [39], les parent de Marie Jeanne Brignolles, se sont mariés, le 3 octobre 1865.

    Ces deux couples [36]x[37] et [38]x[39] appartiennent à la génération VI de notre Sosa 1.

    Vous pouvez bien entendu retrouver tout ceci sur l’arbre familial posté sur Geneanet.

    Pour ceux des lecteurs qui ne sont pas suffisamment motivés pour aller sur Geneanet, voici un extrait de l’arbre qui récapitule la situation à la génération VI.

    Cap au sud (I)

    On y voit qu’en amont de la génération IV, seule la branche féminine a été développée. Il y a donc encore du pain sur la planche

    Reprenons notre remontée dans le temps, comme toujours dans l'ordre croissant des n° Sosa.

    François Laty [36] est né à Châteauneuf-Grasse le 11 mars 1810, son épouse, Elisabeth Hugues [37] est née le 2 octobre 1829, elle aussi à Châteauneuf-Grasse. Il y a donc un écart d'âge de 19 ans entre les deux époux. D'ailleurs, si vous avez lu avec attention leur acte de mariage, vous avez sans doute remarqué que François Laty [36] est veuf. Ceci n' a rien de bien extraordinaire, car l’espérance de vie n'était pas au XIXème siècle ce quelle est aujourd'hui, on mourrait souvent jeune et les remariages étaient très fréquents. Ce qui est plus remarquable, vous l'avez peut-être noté, toujours sur l'acte de mariage, c'est que le nom de sa première épouse est Marie Hugues, qui n'est autre que la sœur d'Elisabeth, la seconde épouse. Ce premier mariage a été célébré 21 décembre 1843, au Rouret. Une fille, Marie, est d'ailleurs née de ce premier mariage, le 24 mars 1845. J'ignore s'il existe un nom pour qualifier la relation entre Marie Laty et Jean Laty [18]. Il ne sont pas tout à fait frère et sœur, mais pourtant un peu plus que des demi frères et sœur. la première épouse de François Laty [36] est décédée le 3 septembre 1849, au Rouret. Elle n'était âgée que de 25 ans.

    Jean Joseph Brignolles [38] est né à Roquefort les pins le 2 septembre 1842, Marie Marguerite Roux, son épouse, est née au Rouret le 23 mars 1845.

    Il est temps de s’intéresser à la génération VII et aux quatre mariages qui concerne la branche que nous étudions :

    Les parents de François Laty [36] sont Jean Lati [72] et Marie Honorade Hugues [73]. Vous noterez la variation d'orthographe, Laty devenant Lati.  Le mariage a été célébré à Châteauneuf-Grasse le 25 octobre 1806.

    Les parents d'Elisabeth Hugues [37] sont Barthelemy Hugues [74] et Marie Cresp [75], ils se sont mariés à Châteauneuf-Grasse le 8 juillet 1822.

    Du coté maternel, les parents de Jean Joseph Brignolles [38] sont Jean Pierre Brignolles [76] et Marie Chaudol [77], dont le nom est parfois orthographié Chaude. Leur mariage a été célébré à Roquefort les pins le 9 janvier 1841.

    Enfin, les parents de Marie Marguerite Roux [39] sont Antoine Roux [78] et Françoise Chabert [79], ils se sont mariés à Coursegoules le 23 juin 1842.

    Voici à quoi ressemble l'arbre à cette génération :

    Cap au sud (I)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour éviter de vous lasser ou d'abuser de votre patience, la suite de cette recherche fera l'objet d'un prochain billet


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