• Il y a bien longtemps que je n’ai pas sollicité dans ce blog vos méninges sur un de ces cas dont raffolent les généalogistes. Même si vous n’avez pas prêté attention au titre de ce billet, vous avez sans doute déjà compris qu’il va être question d’implexe. Alors cramponnez-vous, ça va tanguer un peu…

    C’est au tout début du XVIIème siècle que cette histoire commence. Nous n’avons pas de trace de la naissance des époux Philippe Toquiny et Magdelaine Departon. Ce couple appartient à la douzième génération, l’auteur de ces lignes étant membre de la première. Nous n’avons d’eux comme trace que les actes dressés à leur décès.

    Voici celui de Philippe :

    implexe Val d'Oisien et trompetistes

     

    le dix-septième audit an françois toquiny âgé

    de soixante et douze ans environ décédé le seizième

    dudit de mars et inhumé le lendemain dans le cimetière

    dudit lieu par moi prêtre curé soussigné avec service

    complet la tour en présence de  philippe et françois

    toquiny enfants dudit défunt et jacques davanne pierre

    toquiny jacques compagnon henry riet tous parents

    et amis et du vicaire de seugy et balise floquet

    clerc soussigné les marques de ce ?

    christophe toquiny jacques davanne jacques

    compagnon henry riet blaise floquet clerc

    jouenne vicaire signé bisset curé avec paraphe

    et celui de Magdelaine Departon

    implexe Val d'Oisien et trompetistes

    magdelaine parton veuve de françois toquiny

    décédée du jour d’hier sixième jour de mai étant âgée

    de quatre-vingt quatre ans ou environ et fut inhumée

    le lendemain dudit jour par moi curé de viarmes

    assisté de monsieur le vicaire et de pierre bachevillier

    clerc en présence de mmr françois philippe sébastien et

    chistophe toquiny ses enfants qui ont signé

    toquiny christophe toquiny henry riet

    avec paraphe

    bisset curé avec paraphe

    François Toquiny a 72 ans à son décès en 1677, il est donc né vers 1605. Magdelaine Parton, ou Departon est née vers 1603 puisqu’elle à 84 ans lors de son décès en 1687. Ces dates de naissance sont à prendre avec prudence car les âges notés sur les actes de décès sont souvent fantaisistes. Les registres paroissiaux ne permettront de toute façon pas de confirmer ou d’infirmer ces dates puisqu’ils sont très rarement remplis au début du siècle. Par exemple, à Viarmes, où semble avoir vécu le couple, les premiers datent de 1613.

    Un autre détail ne vous aura sans doute pas échappé, l’année n’est mentionnée dans aucun des actes de décès. C’est très fréquent dans les registres paroissiaux, le curé mettait à la suite les actes d’une année sans la répéter dans chaque acte, ce qui oblige le chercheur à remonter, parfois plusieurs pages en arrière, pour connaitre l’année de l’évènement. Plus gênant encore, la copie conservée d’un acte isolé ne contient pas une information de la plus haute importance. Celui qui utilise les informations trouvées dans un arbre construit par un tiers et qui souhaite en vérifier la source n’a pas d’autre solution que de revenir au registre et de refaire la recherche en amont. Les curés d’antan ne se doutaient sans doute pas que leur paresse allait, pour l’éternité, empoisonner la vie d’une foule de gens ! N’oublions pas toutefois que ce travail de scribe leur était imposé depuis peu par les autorités royale et religieuse, que n’en voyant pas forcément l’intérêt, il le faisait sans doute de plus ou moins bonne grâce.

    Revenons à la famille Toquiny, plus précisément à la génération XI. Nous savons que le couple a eu au moins quatre fils, ceux-là même qui sont présent à l’inhumation de leur mère. Nous allons nous intéresser plus particulièrement à deux d’entre eux, Philippe et François.

    Il semble que philippe soit l’ainé des deux, mais un doute subsiste puisque son acte de naissance est introuvable, tout comme celui de François d’ailleurs.

    L’acte le plus ancien dans lequel apparait Philippe est celui de son mariage avec Marie Bimon.

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

    le mardi 26eme jour du mois de mars

    1669 a été solennisé le mariage

    d’entre philippe toquiny et marie

    bimon tous deux de cette paroisse en

    présence de leur parents et amis lesquels

    ont signé

    Nous disposons aussi de l’acte de Décès de Philippe Toquiny

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

    philippe toquiny âgé de soixante et quinze

    ans ou environ mort d’hier quatorzième

    de juin a été inhumé le lendemain dudit jour

    dans le cimetière de céans par moi prêtre

    curé soussigné en présence de sébastien toquiny

    son frère de françois toquiny son fils de charles

    magnan ami qui ont signé.

    L’acte a été dressé le 14 juin 1710 et c’est grâce à l’âge déclaré du défunt, 75 ans, que nous avons estimé sa naissance en 1635.

    Passons maintenant à l’autre fils, François. Et là, c’est encore pire puisque nous n’avons ni acte de naissance ni acte de mariage !

    Nous devrons donc nous contenter de son acte de décès.

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

      

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

     

    françois toquiny marchand de vin âgé de cinquante-cinq ans, décédé

    du jour d’hier quatrième de décembre, inhumé le lendemain par moi prêtre

    curé en présence de philippe christophe et sébastien toquiny les

    frères de henry riet riet et de denis douceur ?? qui ont signés

    signé bisset curé avec paraphe

    Malgré l’absence d’acte de mariage, nous sommes certains que François a bien épouse Nicole Douceur. Les nombreux enfants qu’a eu le couple sont là pour le prouver.

    François est décédé en 1693 à l’âge de 55 ans, son année de naissance estimée est donc 1638.

    Une question devrait normalement venir à l’esprit du lecteur. Philippe et François Toquiny sont-ils bien les enfants de Philippe et Magdelaine Departon ? Après tout il y a d’autre porteur du patronyme Toquiny dans la région et aucun acte ne relie directement la génération des frères aux supposés parents.

    En fait il n’y a pas de certitude mais de très sérieuse présomptions. Celles-ci sont basées sur les personnes citées dans les actes. Quatre enfants témoignent au décès de Magdelaine Departon, deux d’entre eux sont aussi témoins au décès de François Toquiny, le père, et un troisième signe, même s’il n’est pas mentionné dans l’acte comme enfant du défunt. On en retrouve encore deux au décès de Philippe, le fils. Et aussi deux au décès de François, le fils. Nous avons donc bien à faire à une fratrie. Pour que ces frères ne soient pas les enfants de Philippe et Magdelaine Departon, il faudrait qu’une fratrie similaire ai vécu à Viarmes dans la même période, avec d’autres parents. Les registres de Viarmes, complètement décryptés pour toute cette période ne montrent rien de tel.

    Mais la démarche du généalogiste doit rester scientifique, ce qui signifie qu’à tout moment l’apparition d’une preuve plus forte doit remettre en cause ce qui était considéré comme acquis. Peut-être qu’un jour vous lirez sur ce blog que ce qui est décrit ici est une simple illusion et qu’il n’y a absolument aucun implexe. Mais j’anticipe, car il nous reste trois générations à étudier avant d’arriver à la conclusion. Avant d’avancer, ce conseil à ceux qui lisent ces lignes et seraient tentés par le voyage dans le temps que constitue la généalogie : exploitez toutes les informations contenues dans les actes, en particulier les personnes citées, leur âge et leur lien de parenté lorsqu’ils sont précisés, les professions, etc. Notez tout cela dans votre arbre, tous les logiciels le permettent ainsi que le format Gedcom. A coup sûr, ces informations vous permettront un jour de progresser.

    Il est temps de revenir à notre cas, voici où nous en sommes pour la génération X.

    Le couple Philippe Toquiny et Marie Bimont a eu sept enfants. C’est Marie, la quatrième née qui nous intéresse aujourd’hui. Voici son acte de naissance, le 28/4/1678

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

    Marie née ce jourd’hui vingt huitième jour du mois d’avril

    fille de philippe toquiny et marie bimond sa femme

    a été baptisée le deuxième du mois de may par moi prêtre

    vicaire soussigné le parrain henry compagnon fils de jacques

    et de marie duchaussois sa femme la marraine louis davanne

    fille de jacques et marie poulet sa femme le père absent

    le parrain a signé la marraine a déclaré ne savoir signer

    de ce requis.

    En 1709, marie épouse Jean Dépied

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

     

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

     

    jean dépied veuf de défunte marguerite briet

    d’une part et marie toquiny fille de philippe toquiny

    et de défunte marie bimont ses père et mère tous deux

    de cette paroisse d’autre part ont été mariés ce jourd’hui

    vingt troisième de juillet par moi prêtre curé de viarmes

    après les publications des trois bans fait à l’ordinaire

    dans ladite paroisse sans aucun empêchement ledit

    dépied assisté de jean langlois son beau-frère et de

    pierre bachevillier amis, ladite toquiny assistée

    de son dit père et de jean adam son beau-frère qui ont déclaré

    ne savoir signer

    Il n’est pas inutile de s’attarder un peu sur Jean Dépied. Marie Toquiny est sa troisième épouse. Après le décès de celle-ci, en 1712, quelques mois après la naissance de son second enfant, il contractera un quatrième mariage. Dix-sept enfants naîtront de ces quatre unions. Il me semble bien que c’est un record pour notre famille, mais dans la région la performance de Nicolas Chalot, avec ses 23 enfants, évoqué dans le billet titré « quand on aime, on ne compte pas les mariages », reste inaccessible.

    Examinons maintenant la descendance de l’autre fils, François. Il a eu avec son épouse, Nicole Douceur, treize enfants. Cette génération marque une incontestable ascension sociale, au moins pour un de ses enfants. Charles Auguste, l’aîné, est devenu, entre autres, procureur fiscal, ce qui signifie qu’il représentait le ministère public dans la justice seigneuriale. Un autre, Louis est aubergiste. Mais c’est à Marie Magdelaine, née neuvième que nous allons nous intéresser.

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

    marie magdeleine née de vendredi dernier dixième

    de septembre fille de françois Toquiny marchand et

    de nicole douceur sa femme a été baptisée le dimanche

    suivant douzième dudit mois, le parrain louis corboran

    fils de françois corboran menuisier, la marraine

    magdeleine boullet fille de défunt maitre jean

    boullet vivant receveur. Le père absent, le parrain

    et la marraine ont signé avec moi bisset curé.

    Marie magdelaine épouse François Dinary en 1715.

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

    françois dinary fils de défunt jacques

    d’hinary et de défunte Elisabeth

    barbier ses père et mère d’une part

    de la paroisse de mareil et marie magdelaine

    toquiny d’autre part fille de défunt

    françois toquiny de cette paroisse après la publication

    des bans faits en cette paroisse et en celle

    de mareil en France en nos messes

    paroissiales tant en l’église de mareil

    qu’en cette paroisse vu le certificat du

    sieur curé dudit mareil daté du vingt

    quatre février mil sept cent quinze signé

    cousin le premier le treizième février

    et les deux autres les dimanches suivant

    sans qu’il ne se soit trouvé aucun opposition

    ni empêchement les fiançailles célébrées

    le jour précédent ont été mariés par nous

    prêtre curé soussigné le lundi vingt

    cinquième février mil sept cent quinze

    en présence des témoins qui ont signé

    Cet acte nous apprend que François Dinary, l’époux de Marie Magdelaine Toquiny est originaire de Mareil en France, un village situé lui aussi dans le Val d’Oise, pas très loin de Viarmes où le mariage a été célébré.

    Pour la génération suivante, la neuvième, nous savons déjà que Marie Toquiny, la troisième épouse de Jean Dépied, est morte jeune. Mariée en 1709, elle a eu deux enfants. Le second, jean, est décédé avant son premier anniversaire peu de temps avant sa mère. C’est donc grâce à l’aînée, Marie Jeanne, que notre histoire va pouvoir continuer.

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

    marie jeanne né le jour d’hier treizième d’avril

    fille de jean depied et de marie toquiny

    sa femme a été baptisée le lendemain du

    dit jour par moi prêtre curé soussigné le

    parrain jean toquiny fils de défunt

    françois toquiny marchand qui a signé

    la marraine marie françois fille de

    léon françois qui a déclaré ne savoir

    signer de ce interpellée.

    En 1736, marie Jeanne Dépied va épouser Pierre Antheaume.

    L’écriture de l’acte dressé à l’occasion de ce mariage est particulièrement soignée et vous laisse donc le lire en m’épargnant la peine de le transcrire.

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

      

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

     

    Du coté des descendants de François, c’est Magdelaine Jeanne, la fille aînée du couple François Dinary et Marie Magdelaine Toquiny, qui va écrire un nouveau chapitre de cette saga. son acte de naissance est plutôt embrouillé, donc je le transcris.

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompetistes

    magdelaine jeanne née du treizième décembre fille

    de françois dinary et de marie magdelaine

    toquiny sa femme a été baptisée le quinze

    dudit mois par moi prêtre curé soussigné

    le parrain maitre jean defforge receveur de

    la terre et seigneurie de viarmes la

    marraine dame magdelaine boullemer femme

    du sieur guenin capitaine des chasses

    de royaumont qui ont signé

    en 1739, Magdelaine Jeanne épouse Hugues André, que vous connaissez bien. En effet, l’histoire de ce menuisier venu de haute Saône vous a été contée dans billet intitulé « le long voyage d’Hugues André dit comtois ». L’acte de mariage, lui aussi très lisible s’y trouve, si vous souhaitez vous rafraichir la mémoire.

    Ce billet était toutefois principalement consacré au parcours de Hugues André. La vie se son épouse Magdelaine Jeanne, fut malheureusement bien courte puisqu’elle est décédée à 25 ans.

    Chers lecteurs et lectrices, cette expédition généalogique se révèle plus longue que je l'avais imaginé. Je vais donc vous laisser digérer cette prose et vous donne rendez-vous très bientôt pour la suite de ce billet.

    Peut-être aussi que ce petit croquis vous aidera à suivre...

    un implexe Val d'Oisien et quelques trompettistes (I)

     

     


    3 commentaires
  • Chers lecteurs et lectrices, vous avez peut-être en mémoire un billet récent intitulé « un autre mariage curieux » qui traitait d’une réhabilitation de mariage. Même si, dans le cas en question, la réhabilitation était sans doute justifiée par la consanguinité au quatrième degré des époux, constatée après la célébration de leur mariage, d’autres causes justifiant une réhabilitation étaient évoquées. Parmi elles, était citée le retour dans l’église catholique d’un couple marié hors de celle-ci, pour laquelle l’abjuration sincère d’une foi hérétique par les époux était exigée par le droit canon.

    Ce genre de situation n’est guère fréquent dans le Val d’Oise, région d’origine des registres paroissiaux auxquels je consacre le plus clair du temps que m’alloue mes insomnies, puisque le protestantisme n’était réellement répandu que dans le sud de la France.

    Peut-être d’ailleurs que Pierre Baudouin, dont il est question dans ce billet, est un descendant de camisard. Mais c’est bien à Presle, dans le val d’Oise, que le curé dresse l’acte suivant :

    le retour de la brebis égarée

      

    ce 31 juillet 1717 a été faite abjuration de l’hérésie calvinienne

    par Pierre Baudouin fils de défunt Pierre Baudouin et de défunte

    Marie Tavernier de la paroisse de Deuil diocèse de Paris âgé de 57 ans.

    entre les ?? prêtre curé de Presle soussigné par

    le pouvoir que l’en ai reçu de monseigneur l’évêque et comte de

    Beauvais en date du 23 de ce mois en présence de M Charles de St ??

    et de François Audeffroy prêtre vicaire de Mafflier et de Pierre Mouret

    prêtre vicaire de cette paroisse et de Florent Poule clerc de ladite paroisse, de

    Vincent Beaujean et de François Departont clerc de l’église de Mafflier

    tous témoins soussignés à l’original

    Pierre Baudouin n’est donc plus une brebis égarée depuis ce 31 juillet 1717 ou il a rejoint le troupeau des catholiques. Comme il a 57 ans et qu’il abjure seul, il ne s’agit pas de préparer la réhabilitation de son mariage mais, plus vraisemblablement, d’assurer son salut dans l’au-delà.

    Gageons que c’est ce que le curé du village lui a promis. Et cette promesse vaut bien celles que s’apprêtent à nous faire, tous bords confondus, les candidats aux élections à venir…


    4 commentaires
  • C’est avec délice, du moins je l’espère, que vous allez plonger en lisant ce billet dans les arcanes du droit canon, ce droit d’inspiration catholique qui gouvernait la vie de nos ancêtres avant la révolution.

    Lisons tout d’abord l’acte rédigé par le dénommé Bonnet, vicaire de la paroisse de Viarmes, le 21 mars 1746.

    un autre mariage curieux

       

    Louis Poulet mineur fils de Claude Poulet vigneron et de Marie

    Meusnier ses père et mère d'une part et Marie Françoise Mathas

    fille de Louis Mathas voiturier et de défunte Marie Breteuille

    ses père et mère d'autre part Vu la dispense de réhabilitation

    de son mariage du vingt et un mars de cette année mil sept cent

    quarante six signée Jusseau vicaire général du diocèse de Beauvais

    insinué et contrôlé audit Beauvais ledit jour et an que dessus

    ont été réhabilité en face de notre mère sainte église par moi

    prêtre curé de cette paroisse soussigné. En présence dudit

    Claude Poulet père dudit Louis Poulet, de Louis Mathas père

    ladite Marie Françoise Mathas de Monsieur Bonnet prêtre vicaire

    de ce lieu de Charles Durand clerc de cette église témoins qui ont

    signé à l'exception de Claude Poulet qui a déclaré ne savoir

    écrire ni signer de ce interpellé

    Rompant avec la monotonie des registres paroissiaux où seul l’ordre dans lequel se succèdent les actes de baptême, mariage et sépulture peut varier, nous avons à faire à une réhabilitation de mariage. En effet, le mariage célébré entre Louis Poulet et Marie Françoise Mathas le 17 mai 1745 est nul et les époux ne peuvent bénéficier des droits accordés aux époux, en particulier en matière de succession. De même les enfants nés de cette union illégitime sont considérés comme naturels.

    La réhabilitation vise à corriger, dans les cas ou cette possibilité est prévue, l’erreur commise au moment du mariage et à restituer les époux et leur descendance dans leurs droits. C’est ce qui se passe quelques jours après la naissance de Jean, premier enfant du couple.

    Le premier code du droit canon datant de 1917, c’est plutôt un ensemble de textes et d’usages qui s’appliquait au XXVIII siècle et il n’est donc pas simple de donner une liste des raisons pour lesquelles un mariage est considéré comme nul. La lecture du code actuel, tel qu’il est appliqué aujourd’hui pour les mariages devant l’église catholique et (j’ai failli écrire dieu merci) pas pour les mariages devant le maire est néanmoins réjouissante puisqu’on y trouve parmi une très longue liste la clause suivante :«Qui en vue de contracter mariage avec une personne déterminée aura donné la mort au conjoint de cette personne ou à son propre conjoint, attente invalidement ce mariage »

    Dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, le curé ne nous aide guère en rédigeant l’acte puisqu’il ne précise en rien la cause de cette nullité. Heureusement, de nombreux généalogistes se sont penchés avant moi sur des cas similaires et voici une liste des principales causes possibles :

    • L’âge, si un des deux époux au moins n’avait pas à la date du mariage atteint l’âge requis. Ce n’est pas le cas ici puisque Louis Poulet avait 19 ans au moment du mariage et Marie Françoise Mathas en avait 21.
    •        Une erreur sur la personne. En gros au moins un des deux époux n’est pas celui ou celle qu’il prétend être. Rien de tel dans notre cas, les deux époux sont nés à Viarmes, leur filiation est incontestable et les pères présents au mariage.
    •     Le mariage a bien été célébré mais en dehors de la religion catholique. Cela concerne principalement les mariages de protestants qui, refusant la révocation par Louis XIV de l’édit de Nantes, s’unissent secrètement. S’ils abjurent sincèrement de leur foi et rejoignent la religion d’état, leur mariage peut être réhabilité. Ce n’est pas non plus notre cas puisque les deux époux sont baptisés.
    •        Les époux ont un lien de consanguinité jusqu’au quatrième degré inclus. Au sens du droit canon, cela signifie que les deux époux ne doivent pas avoir d’aïeul commun en remontant jusqu’aux arrière-arrière-grands-parents. Une dispense peut toutefois être donnée pour les troisième et quatrième degré de parenté.

    C’est vraisemblablement cette dernière clause qui provoque la nullité du premier mariage, même si nous n’en sommes pas absolument certains. En effet nous ne connaissons la filiation complète des deux époux que jusqu’au troisième degré. Deux possibilités existent ici : Nicolas Poulet, arrière-grand-père de Louis est le frère de Françoise Poulet arrière-grand-mère de Marie Françoise Mathas ou Magdelaine Halboug, arrière-grand-mère de Louis Poulet est la sœur de François Halboug, arrière-grand-père de Marie Françoise Mathas. Reste une question, comme souvent dans les billets de ce blog : pourquoi s’est-on rendu compte du problème près d’un an après le mariage et non pas avant sa célébration ?

    Notons aussi que lorsque la réhabilitation n'est pas possible, lorsque par exemple, l'erreur sur la personne est délibérée, pour cacher par exemple une polygamie ou lorsque  le lien de parenté entre époux est au second degré, le mariage est tout simplement cassé.

    Edition le 4/9/2016 : Mireille, décidément lectrice très attentive, me souffle que Louis Poulet le héros de cette histoire est le fils d'un des deux Claude Poulet dont il a été question dans le billet intitulé la veuve joyeuse


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  • C’est à un étrange mariage que je vous emmène aujourd’hui. Comme les événements décrit dans les billets précédents de ce blog, il est célébré à Viarmes, en 1741.

    Les futurs époux sont Jean Nicolas Leclerc et Marie Anne Chalot. Jean Nicolas est le fils de Claude et Nicole Landry, mariés eux-aussi à Viarmes en 1704. Nous n’avons pas en main l’acte de baptême de Jean Nicolas, vraisemblablement né dans une autre paroisse. Marie Anne est quant à elle est née en 1711, le 10 juillet. Elle est le onzième enfant issu du mariage de Nicolas Chalot avec Marguerite Fournier, mariage célébré le 16 février 1697. Avant son mariage avec Marguerite Fournier, Nicolas Chalot avait eu avec Marie Gille, sa première épouse, huit enfants. Si on ajoute à ces dix-neuf enfants les quatre qui vont naître après Marie Anne, celle qui se marie aujourd’hui, on arrive à vingt-trois enfants, une espèce de record pour l’époque où les familles nombreuses n’étaient pourtant pas rares. Mais, chez les Chalot comme dans toutes les familles en ces temps,  la mortalité infantile faisait rage et, au moment de son mariage avec Jean Nicolas Leclerc, les seuls survivants de cette fratrie étaient ses frères aînés Antoine, François Jean Baptiste et Pierre ainsi qu’une demi sœur et deux demis frères issus du premier mariage de Nicolas Chalot, qui se nommaient respectivement Marie Jeanne, Louis et Jean Nicolas. Comme les quatre enfants nés après Marie Anne vont mourir en bas âge, elle se trouve être la plus jeune de la famille et Louis Chalot, son demi-frère dont il sera question plus loin, est son aîné de près de 23 ans. Le contexte familial dans le cadre duquel se déroule le mariage de Marie Anne ne serait pas complet si nous omettions de préciser qu’elle a perdu ses deux parents quelques mois avant ce mariage.

    Voici donc l’acte dressé par le curé de Viarmes, suivi de sa transcription :

    Quand on aime, on ne compte pas les mariages.

     

    Quand on aime, on ne compte pas les mariages.

     

    Jean Nicolas Leclerc fils majeur de Claude Leclerc marchand

    pépinier et de Nicole Landry ses père et mère d’une part et

    Marie Anne Chalot fille majeure de défunt Nicolas Chalot

    vivant marchand de dentelle et de défunte Marguerite Fournier

    ses père et mère tous de cette paroisse d’autre part, après

    les publications de deux bans faites aux prônes de nos

    messes paroissiales par deux dimanches dont le premier

    a été fait le dimanche huitième jour du mois de

    janvier mil sept cent quarante un et le second le

    dimanche vingt six février en suivant vu la

    dispense du troisième obtenue de Monseigneur l’evêque

    de Beauvais en datte du onze février dudit an mil sept cent

    quarante un signé Juzon vicaire général et plus bas est

    écrit controllé et insinué audit Beauvais ledit jour et an par

    Renard. signé Renard. Vu aussi la permission des mariés ??

    dans le carême en datte dudit jour et an que dessus signés

    les mêmes, vu aussi la sentence obtenue par ledit

    leclerc au chatelet de Paris en datte du dix huit février mil

    sept cent quarante un portant main levée de l’opposition faite

    par le sieur Louis Chalot procureur du roi au grenier à sel

    de Creil audit mariage de laquelle opposition il ne s’en est

    formulée aucune autre ni empêchement les fiançailles célébrées le

    jour précédent ont été mariés le lendemain sixième jour du mois

     mars audit an par moi prêtre vicaire de ce lieu soussigné

    ledit Jean Nicolas Leclerc assisté de Claude Leclerc son père

    de Denis Beaucé son cousin et de Nicolas Meusnier ami

    ladite Marie Anne Chalot assistée de Pierre Gallet chirurgien

    son parrain de François Chalot son frère et autres parents

    et amis qui ont signé

    Voici un mariage dont le moins qu’on puisse dire est qu’il ne s’est pas déroulé sans quelques anicroches. En premier lieu, si on les prend dans l’ordre où elles apparaissent dans l’acte, il a fallu obtenir dispense du troisième ban, ceci n’a rien de très exceptionnel, même si, comme nous l’avons vu dans d’autres cas, on avait tout le temps de suivre la procédure habituelle pour ce troisième ban, entre le 11 février, date de la dispense, et le 6 mars, date du mariage. Sans doute que les futurs époux espéraient convoler plus tôt.

    Le deuxième problème est lié au carême. Selon la liturgie catholique les quarante six  jours (quarante jours ouvrés plus six dimanches, car on ne jeûne pas le dimanche) qui précédent pâques sont voués à la pénitence et au jeûne, peu compatibles avec les libations d’un mariage. En cette année 1741, pâques était célébrée le 2 avril. Aucun mariage n’était donc possible entre 20 février et le 2 avril, d’où la demande de dispense.

    Enfin, last but not least, comme on dit outre-manche, quelqu’un s’est opposé à ce mariage, en la personne de Louis Chalot, le demi-frère de la future épouse. Louis est un personnage important, procureur du roi au grenier à sel de Creil. Nos gouvernants qui, de tout temps, ont fait preuve pour remplir les caisses de l’état d’autant d’imagination que pour les vider au profit de leurs marottes ou de leurs amis, ont fait au XIII eme siècle du commerce du sel un monopole royal. Louis Chalot est en charge de collecter la taxe de 6% sur le sel qui est le seul à pouvoir vendre. On rigolait en ces temps moins qu’aujourd’hui avec les fraudeurs fiscaux et ceux qui faisaient commerce illicite du sel, les faux saulnier, étaient condamnés aux galères et même à mort s’ils étaient armés.

    Quelle raison avait Louis Chalot de s’opposer au mariage de sa demi-sœur ? Plutôt qu’un soupçon de polygamie dont le futur époux n’aurait pas pu obtenir la main levée, il s’agit sans doute d’une histoire familiale, peut-être liée à la succession du père des deux protagonistes. Mais là, c’est vous qui allez devoir faire preuve d’imagination…

    Ce mariage enfin célébré ne marque pour autant pas la fin de cette histoire. En marge de cet acte, les mots mentionnés par le curé de Viarmes ne vous ont sans doute pas échappés :

    le présent

    acte demeurera

    nul attendu

    que le mariage

    est erroné et en fait

    célébré en l'église

    de Saint Martin de

    Seugy, le jour et an

    Seugy est un village tout proche de Viarmes dans les registres duquel on trouve effectivement trace de ce mariage :

    Quand on aime, on ne compte pas les mariages.

    Cet acte reprend les termes de celui dressé à Viarmes avec quelques nuances : ce serait le curé de Viarmes, Jean Douceur, qui aurait accordé la dispense pour le mariage pendant le carême et non l’autorité religieuse de Beauvais comme écrit dans l’acte de Viarmes. Certains témoins sont cités aux deux mariages, d’autres seulement à l’un d’entre eux. Autre mystère, Pierre Gallet, est cité comme parrain de l’épouse dans l’acte rédigé à Viarmes alors que selon l’acte de naissance de la future épouse, le parrain était Antoine Chalot, vraisemblablement un oncle.

    Est-ce à l’insu des deux curés, qui se connaissaient forcément, que ces deux mariages ont été célébrés ?

    Il semble que la famille était divisée, Louis, celui qui s’était opposé au mariage semble bien sûr être absent seul François, son frère, est cité. Alors quel secret familial se cache derrière cet imbroglio ?


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  • L’histoire en trois actes que je vais vous conter aujourd’hui a de nouveau pour décor la petite ville de Viarmes, dans le Val d‘Oise.

    Le premier se déroule le 13 mars 1740 et voit l’héroïne, Marie Louise Metayer, enterrer son époux, Jacques Delacroix. Voici l’acte que le curé de Viarmes dresse sur le registre de la paroisse, suivi de sa transcription :

    Une affaire rondement menée

    Jacques Delacroix chartier âgé de soixante-dix ans ou environ

    mort le treizième jour du mois de mars inhumé le lendemain dans le cimetière

    de ce lieu par moy prêtre vicaire de ce lieu sous signé, en

    présence de Charles Durand clerc de cette fabrique et de Claude Durand

    son fils qui ont signé.

    Une petite explication à ceux qui seraient déroutés par le terme "fabrique", utilisé dans cet acte, est peut-être nécessaire. Il s'agit, d'un point de vue strictement étymologique de la construction, du bâtiment appelé église. Ce terme désigne l'église sous son aspect temporel, l'aspect spirituel étant le domaine du curé.

    Jacques Delacroix et Marie Louise Metayer se sont mariés neuf ans plus tôt, le 23 avril 1731, à Viarmes. Voici leur acte de mariage :

    Une affaire rondement menée

    Jacques Delacroix garçon majeur domestique en cette paroisse fils de

    défunt Jacques Delacroix et de Jeanne Levacher ses père et mère de la

    paroisse de Nesle d’une part et Marie Louise Metaïer fille de Nicolas

    Metayer et de Marie Dupuis ses père et mère de cette paroisse

    d’autre part. Après la publication de deux bans faite aux prônes

    de nos messes paroissiales par deux dimanches consécutifs, dont

    le premier a été fait le dimanche vingt et un février et le second le dimanche

    quinze avril mil sept cent trente un, le denier desdits bans dispense

    obtenue de Monsieur le vicaire général de Beauvais datté du treizième

    avril audit an mil sept cent trente signé Michel Justiné et contrôlé audit Beauvais

    ledit jour et an que dessus par Renard sans que s’y soit trouvé aucune

    opposition les fiançailles célébrées le jour précédent ont été mariés le

    lendemain vingt troisième avril audit an mil sept cent trente un

    par moi prêtre curé soussigné, ledit Delacroix assisté de ladite

    Jeanne Levacher sa mère, de François Toquiny, la dite Marie Louise

    Metayer assisté dudit Nicolas Metayer Nicolas son père et autres parents

    et amis qui ont signé.

    Quelques remarques à propos de cet acte. Jean Douceur, le curé qui le rédige réussi à orthographier différemment, dans la même phrase, le nom de l’épouse : Metaïer d’abord puis Metayer, orthographe qu’il ne changera plus tout au long de l’acte. Emporté par son élan il évoque les dimanches consécutifs pour la publication des bans comme si le 21 février, date à laquelle fut publié le premier précédait le quinze avril, date du second. La dispense obtenue le 23 avril est bien étrange puisque, depuis la publication du premier ban, on avait tout le temps nécessaire pour respecter la règle des trois bans. D’un point de vue généalogique, l’acte de décès de jacques Delacroix lui donne 70 ans, il serait donc né vers 1670 et aurait eu 61 ans à la date de son mariage avec Marie Louise Metayer. Cet âge plutôt avancé ne l’a pas empêché d’avoir trois enfants, Jacques né et 1733, Marie Louise née en 1735 et Louis né en 1737 qui ne vivra qu’un an.

    C’est grâce aux travaux d’un autre généalogiste, Alain Diot, publiés sur généanet que j’ai retrouvé la trace des parents de Jacques Delacroix. Le couple a célébré son mariage à Hédouville, un village situé à une vingtaine de kilomètres de Viarmes, le 16 janvier 1676. Voici l’acte de mariage dressé à cette occasion.

    Une affaire rondement menée

    Jacques Delacroix de la paroisse d’Hédouville a

    épousé jeanne Levacher de la même paroisse en

    face de notre mère l’église toutes les cérémonies

    ? observées le seizième janvier mil six

    cent soixante-seize en présence de maitre Jean Levacher

    frère de ladite épouse et Marin Levacher son père

    et de Jeanne Liebault mère dudit Delacroix qui

    ont soussignés avec lesdits contractants

    La profession des époux n’est pas mentionnée dans l’acte, celles des parents non plus. Il devait s’agir de notables puisque, fait plutôt rare à cette époque, tous sont lettrés, y compris l’épouse et la mère de l’époux dont la signature montre une relative maîtrise de l’écrit.

    Nous avons vu au début de ce billet que la date de naissance de Jacques Delacroix, estimée sur la base de l’âge déclaré à son décès se situait vars 1670. Ses parents ayant célébré leur mariage en 1676, cette estimation est probablement fantaisiste.

    Une recherche dans les pages qui suivent celle du mariage dans le registre d’Hédouville nous  a permis de découvrir l’acte de naissance de Jacques, qui confirme l’exagération de son âge au moment de son décès :

     Une affaire rondement menée

    Ce jourd’hui dixième aout 1682 a été baptisé Jacques Delacroix fils de

    de Jacques et Jeanne Levacher sa femme son parrain jacques robnis ?

    de la ? et seigneurerie de ? sa marraine marie richard fille de pierre richard

    ?? par moi soussigné

    Comme il est né en 1682 et non en 1670, Jacques Delacroix avait donc 57 ans à son décès et 48 à son mariage avec Marie Louise Metayer.

    Ces précisions sur les origines de Jacques Delacroix ayant été données,  il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Marie Louise Metayer, sa veuve commence le 13 mars 1740 un deuil qui va durer douze jours, et peut-être même un peu moins puisqu’il a sans doute fallut un peu de temps pour convaincre le curé de Viarmes d’annoncer au prône de la messe du 25 le projet de mariage entre Marie Louise Metayer, la veuve, et Joseph Perin. C’est le 26 avril de la même année que sera célébré ce mariage, comme le raconte l’acte, le second de cette saga, rédigé par le curé que je vous propose de lire.

    Une affaire rondement menée

      

    Une affaire rondement menée

     

    Joseph Perin manouvrier fils de Denis et de

    Jeanne Compagnon ses père et mère d’une part et Marie

    Mettailler, veuve de Jacques Lacroix d’autre part,

    tous de cette paroisse, après la publication des trois

    bans faite au prône de notre messe paroissiale par

    trois dimanches consécutifs dont le premier a été fait

    le vingt cinq du mois de mars mil sept cent quarante

    les deux autres en suivant sans qu’il s’y soit trouvé

    aucun opposition ny empêchement les fiançailles

    célébrées le vingt cinq avril et ont été mariés le lendemain

    vingt-six du présent mois d’avril mil sept cent

    quarante par moi prêtre vicaire de ce lieu sous

    signé ledit Joseph Perin assisté d’Alexandre Perin

    son frère et de Claude Durand. Ladite Marie

    Maittailler assistée de Nicolas Maittailler son père et

    de Louis Bertain son oncle qui ont signé

    Voila un veuvage qui doit pouvoir prétendre occuper une belle position au classement des plus courts de la spécialité.

    L’histoire ne s’arrête pas là puisque, moins d’une semaine plus tard, le 1er mai 1740, le curé reprend sa plume pour coucher sur le registre paroissial le troisième acte de cette étonnante histoire familiale

    Une affaire rondement menée

    Marie Françoise née le premier [mai] fille posthume de défunt jacques Delacroix et de Marie Metayer

    ses père et mère baptisée le même jour par moi prêtre vicaire

    de ce lieu soussigné le parrain Jean Baptiste Soret fils d’Antoine

    la marraine Marie Catherine Perrin fille de Simon, manouvrier

    tous de cette paroisse le parrain a signé la marraine a déclaré

    ne savoir signer de ce interpellée

    Je suis intrigué par cette précipitation de Marie Louise à vouloir se remarier alors qu’elle est sur le point d’accoucher d’un enfant de son premier mari. Y a-t-il un secret dans cette famille ?

    Le point final de cette histoire étant tapé sur mon clavier, je vais reprendre le décryptage du registre paroissial de Viarmes en me demandant quelle surprise Marie Louise et son nouvel époux nous réserve.


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