• Notre grand-mère paternelle, dont beaucoup de lecteurs de ce blog garde le souvenir vivait avec nous à Condrieu. Nous déjà évoqué son étonnante et triste histoire, au moins au début. Jeanne Joséphine Breton vivait  en région parisienne, née d’un père de la région aussi et d’une mère venue des Côtes d’Armor, qu’on appelait alors les Côtes du nord, elle à épousé Paul Jean Félix Bonneton un menuisier venu de saint Pierre de Bœuf mobilisé dans la région pendant la grande guerre.

    Leur départ vers la vallée du Rhône fut un déracinement d’autant plus cruel que Paul mourut très jeune, la laissant seule avec trois enfants. De sa famille parisienne, la mémoire familiale n’a conservé que quelques visages au premier rang desquels il faut mettre Émile Caillet, son demi-frère et ses trois enfants, Claudie, Pierre et Jean Claude. Emile, travaillant aux chemins de fer voyageait gratuitement et nous rendait visite assez souvent  à Saint Pierre de Bœuf.  Divorcé de la mère de ses enfants, il était accompagné de sa deuxième épouse, Garda. Il faut citer aussi tante Fonfon et son mari d’origine anglaise, Charles Mortimore, que nous rencontrions lors de nos visites à Viarmes.

    Nous avons longtemps pensé que Fonfon était issue du même mariage qu’Emile et était donc une demi-sœur de Jeanne Joséphine. Les premiers pas en généalogie s’étant fait, comme presque toujours, à partir des documents conservés en famille, en particulier le livret de famille de Paul et Jeanne, qui ne donne que la filiation des époux.

    On ne pouvait pourtant pas décemment laisser dans l’arbre familial une indication aussi vague que Fonfon, et je me suis donc mis à la recherche de plus d’informations sur elle. Mais le val d’Oise , où se trouve Viarmes depuis le charcutage de la Seine et Oise en 1968, ne s’est toujours pas décidé, en 2013, à mettre en ligne ses registres paroissiaux et d’état civil, condamnant les chercheurs à fréquenter mairies et archives départementales.

    Le mystère Fonfon fut finalement éclairci il y a quelques jours. Son nom complet est Alphonsine Désirée Breton et elle est la sœur ainée de Jeanne Joséphine, puisqu’elle est née en 1887, le 18 aout, alors que Jeanne Joséphine est née en 1891.

     Henri, le grand oncle vennu de nulle part

     

    Henri, le grand oncle vennu de nulle part

    Elle a épousé à Paris dans le XVII Charles James Mortimore le 29 octobre 1910.

     Henri, le grand oncle vennu de nulle part

     

    Henri, le grand oncle vennu de nulle part

     

    Le mariage de Jeanne Joséphine avec Paul Jean Félix, connu par le livret de famille posait si peu de questions que je n’avais jamais songé à récupérer, en mairie de Viarmes, une copie de l’acte. Cette grave erreur, comme nous allons le voir, fut enfin réparée hier, 31 mai 2013.

     Henri, le grand oncle venu de nulle part

     

    Henri, le grand oncle venu de nulle part

     

    Henri, le grand oncle venu de nulle part

    Car cet acte, en plus des informations déjà connues par le livret de famille, révèle que Paul était bien seul de sa région pour la cérémonie. Son père, Jean, ne s’est pas déplacé, sa mère est décédée en 1914. Tous les témoins de mariage sont donc des proches de l’épouse. Et parmi eux, Henri, qui m’a incité à écrire ce billet, puisque l’acte mentionne qu’il est frère de l’épouse, qu’il à 26 ans et qu’il exerce la profession de boucher à Paris au 2 de la rue neuve des boulets, dans le XIeme.

    L’apparition de ce grand oncle est une véritable surprise car je n’avais absolument jamais entendu parler de lui. C’est aussi un défi, car il va falloir travailler pour en savoir un peu plus sur lui.


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  • La première partie de ce billet commençait avec le couple Jean Robert et Anne Raffard et se terminait avec le mariage de deux de leurs enfants, tous deux prénommés André. 

    Nous allons maintenant examiner les descendants de la troisième génération et les suivantes.

    Pour vous permettre de vous y retrouver plus facilement, nous allons numéroter les générations en partant du couple d'origine formé par Jean Robert et Anne Raffard. Les deux André, enfants de ce couple, appartenaient donc à la deuxième.

    les chiffres entre crochets sont les numéros Sosa des personnes. Un clic sur les images les passe en plein écran. Les actes les plus difficile à lire ont été transcrits.

    Troisième génération (de 1669 à 1758, règne de Louis XIV et Louis XV).

    Sur la branche d’André l’ainé, sa fille Benoite Robert [433] épouse Benoit Boucher [432]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

    Acte de naissance de Benoite Robert [433]

    implexe et jeux de prénoms (2)

    transcription de l'acte :

    Benoite Robert fille des mariès André Robert et Marguerite Brias de Touchiboux paroisse de Bessey a été baptisée ce 28e avril 1688 son parrain jean Brias son oncle de la paroisse de Maclas sa marraine Benoite Gascon du lieu de Bessey en présence de Jean François et Antoine Jacquemet tous deux de la paroisse de maclas qui n'ont su signer requis

     Acte de mariage entre Benoite Robert [433] et benoit Boucher [432]

    implexe et jeux de prénoms (2)

    transcription de l'acte :

    Ce trois janvier mil sept cent quatorze après 3 publications faites en cette paroisse et en celle de Chavanay suivant le certificat dudit curé en date d'aujourd'hui j'ai donné la bénédiction nuptiale à Benoit Boucher mon paroissien fils légitime de Noel absent mais consentnat dans le contrat de mariage et de feu Claudine Chaumiene et à Benoite Robert habitante à Chavanay fille légitime de feu André et de feu Marguerite Brias de la paroisse de Bessey en présence des soussignés

     Sur la branche d’André le jeune, son fils Jean Robert [318], après le décès de sa première épouse, Isabeau Reynaud, épouse Elisabeth Mellier [319]

     implexe et jeux de prénoms (2)

      

    Acte de naissance de Jean Robert [318]

    implexe et jeux de prénoms (2)

     

    transcription de l'acte :

    Jean Robert fils des mariés André Robert et Anne Rohé de Toucheboux paroisse de Bessey a été baptisé par moi curé soussigné le treizième novembre mil sixt cent huitante neuf son parrain Jean Rohé son grand père sa marraine Anne Raffard sa grand mère  en présence de Jean Guillot aussi dudit Toucheboux et Jean Rohé dudit Bessey qui n'ont su signé requis

    Acte de mariage entre Jean Robert [318] et Elisabeth Mellier [319]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    transcription de l'acte :

    Jean Robert laboureur du lieu de Touchibou paroisse de Bessey demeurant à présent granger au lieu de Goëly paroisse de Maclas, veuf fils légitime de vivant André Robert et d'Anne Rouhé époux d'une part et Elisabeth Mellier fille légitime de défunt Gilibert Mellier laboureur de Lupé et de vivante Catherine Chardon épouse d'autre part ayant été proclamé canoniquement trois fois dans l'église de Lupé et dans celle de Maclas sans avoir découvert aucun empêchement canonique comme apart par la remise de M le curé de Maclas en date du 4eme de ce mois signé Mathivet je leur ai donné la bénédiction nuptiale et les ai unis par le sacrement de mariage en face de l'église en présence de Antoine Robert, Henry Robert de Bessey et de Pierre Dumas et Pierre Colomb de Lupé qui n'ont su signer ce neuvième juin mil sept cent trente trois.

     

    Bessey ; 42520 ; Rhône-Alpes ; France

    Quatrième génération (de 1724 à 1813, règnes de Louis XV et Louis XVI, 1ere république, 1er empire).

     Sur la branche d’André l’ainé, Benoit Boucher [216], fils du couple Benoite Robert [433] et Benoit Boucher [432] de la troisième génération épouse, Jeanne Flacher [217]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

    Acte de naissance de Benoit Boucher [216]

    implexe et jeux de prénoms (2)

     

     transcription de l'acte :

     Ce quinze mars 1724 j'ai baptisé Benoit Boucher né hier fils légitime de Benoit et de Benoite Robert. parrain autre Benoit Boucher marraine Claire Boucher en présence de Pierre Vialar et d'Etienne Favier illetrés requis

    Acte de mariage entre Benoite Boucher [216] et Jeanne Flacher [217]

    implexe et jeux de prénoms (2)

     

    Sur la branche d’André le jeune, Marguerite Robert [159], fille du couple jean Robert [318] et Elisabeth Mellier [319], épouse Antoine Bourrin [318], après le décès de celui-ci, Marguerite épouse en seconde noces Claude Paret

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

    Acte de naissance de Marguerite Robert [319]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     Acte de mariage entre Marguerite Robert [319] et Antoine Bourrin [318]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     Cinquième génération (de 1755 à 1837, (règne de Louis XVI, 1ere république, 1er empire, 2eme république).

     Sur la branche d’André l’ainé, Joseph Boucher [108], fils du couple Benoit Boucher [216] et Jeanne Flacher [217] de la quatrième génération, épouse Marie Bayle [109]

    implexe et jeux de prénoms (2)

     

     

     

     

     

     

     

     Acte de naissance de Joseph Boucher [108]

    implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de mariage entre Joseph Boucher [108] et Marie Bayle [109]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Sur la branche d’André le jeune, Agathe Bourrin [79], fille du couple Marguerite Robert [319]et Antoine Bourrin [318] épouse Claude Lavial [78]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de naissance d'Agathe Bourrin [79]

    implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de mariage entre Agathe Bourrin [79]et Claude Lavial [78]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Sixième génération (de 1783 à 1862, (règne de Louis XVI, 1ere république, 1er empire, 2eme république, 2nd empire).

     

    Sur la branche d’André l’ainé, Benoit  Boucher [54], fils du couple Joseph Boucher [108]et Marie Bayle [109] de la cinquième génération, épouse Rose Françoise Crotte [55]. Les lecteurs attentifs reconnaitront le couple dont les débuts tumultueux ont été décrits précédemment sur ce blog.

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

     

     

     

     

     

     

    Acte de naissance de Benoit  Boucher [54]

    implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de mariage entre Benoit  Boucher [54],et Rose Françoise Crotte [55]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Sur la branche d’André le jeune, Marguerite Lavial [39], fille du couple  Claude Lavial [78] et Agathe Bourrin [79], épouse Jean François Chorein [38]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Acte de naissance de Marguerite Lavial [39]  

    implexe et jeux de prénoms (2)

     

    Acte de mariage entre Marguerite Lavial [39]  et Jean François Chorein [38]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

    Septième génération (de 1804 à 1888, 1er empire, 2eme république, 2nd empire, 3eme république) .

     Sur la branche d’André l’ainé, Jeanne  Boucher [27], fils du couple Benoit  Boucher [54] et Rose Françoise Crotte [55] de la sixième génération, épouse jean Baptiste Boucher [26]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vous trouverez l'acte de naissance de Jeanne  Boucher [27] dans le billet "jeanne, enfant de l'amour".

    Acte de mariage entre Jeanne  Boucher [27] et jean Baptiste Boucher [26]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Sur la branche d’André le jeune, Agathe Chorein [19], fille du couple  Jean François Chorein [38] et Marguerite Lavial [39], épouse André Paret [18]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Acte de naissance d’Agathe Chorein [19]  

    implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de mariage entre Agathe Chorein [19]  et André Paret [18]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

    Huitième génération (de 1834 à 1925, 2eme république, 2nd empire, 3eme république).

     Sur la branche d’André l’aîné, les choses se compliquent un peu puisque, du fait d'un nouvel implexe, deux enfants du couple Jeanne  Boucher [27] et jean Baptiste Boucher [26] de la septième génération apparaissent dans l'arbre avec un numéro Sosa :  Marie Rose  Boucher [13] qui épouse jean Baptiste Boucher [12] et Rosalie Boucher [15] qui épouse Jean Etienne Chantelouve [14]. C'est la première partie de l'implexe décrit dans le billet "double implexe au pied du Pilat". Allons nous suivre Marie Rose ou Rosalie ? Cela n'a en fait guère d'importance puisque un des fils de Marie Rose qui portera le n° Sosa 6 va épouser une fille de Rosalie portant le n° Sosa 7. Nous sommes aussi certain que la réponse à la question qui justifie ce billet-qui sont les descendants des deux André Robert qui forment un nouveau couple- ne trouvera pas sa réponse à cette génération puisque le mariage à venir se fait entre descendants de la branche de l'aîné des André. Il faudra donc attendre encore un peu !

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de naissance de Marie Rose Boucher [13]

    implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de mariage entre Marie Rose  Boucher [13] et jean Baptiste Boucher [12]

    implexe et jeux de prénoms (2) 

    Acte de naissance de Rosalie Boucher [15]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de mariage entre Rosalie  Boucher [15] et jean Etienne Chantelouve [14]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

     Sur la branche d’André le jeune, Marie Philomène Paret [9]  fille du couple  Agathe Chorein [19]  et André Paret [18] épouse Jean Antoine Bonneton [8]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de naissance de Marie Philomène Paret [9]  

    implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de mariage entre Marie Philomène Paret [9]  et Jean Antoine Bonneton [8]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Neuvième génération (de 1878 à 1988, 3eme république, 4eme république, 5eme république)

     Sur la branche d’André l’ainé, Claudy  Boucher [6], fils du couple Marie Rose  Boucher [13] et jean Baptiste Boucher [12] de la huitième génération épouse Catherine Emilie Chantelouve [7], fille de Rosalie Boucher [15] et de Jean Etienne Chantelouve [14]

    implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de naissance de Claudy  Boucher [6]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de naissance de Catherine Emilie Chantelouve [7]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de mariage entre Claudy  Boucher [6] et Catherine Emilie Chantelouve [7]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

    Sur la branche d’André le jeune, Paul Jean Félix Bonneton [4]  fils du couple  Jean Antoine Bonneton [8] et Marie Philomène Paret [9] épouse Jeanne Joséphine Breton [5]

     implexe et jeux de prénoms (2)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Acte de naissance de Paul Jean Félix Bonneton [4]

    implexe et jeux de prénoms (2)

    Acte de mariage entre Paul Jean Félix Bonneton [4] et Jeanne Joséphine Breton [5]

     implexe et jeux de prénoms (2)

    Dixième génération

    Nous voici au bout du voyage, trois siècles se sont écoulés depuis la naissance des deux André Robert. Lorsque le fils Paul Jean Félix Bonneton et de Jeanne Joséphine Breton épouse la fille de Claudy Boucher et de Catherine Emilie Chantelouve, le 12 avril 1947, ils ne se doutent sans doute pas que, dix générations avant eux a commencé une saga dont l’épisode de ce mariage est un nouvel implexe, même si son taux de 0,1953125% ne pèse pas très lourd dans notre patrimoine génétique.

    C’est aussi le seul trouvé à ce jour entre les branches  paternelle (Bonneton) et maternelle (Boucher)

    Vous l’avez compris, les cousin et cousine qui s’épousent ne sont autres que Jojo et Fernande.

    Les lecteurs non membres ou attachés à la famille Bonneton égarés sur ce blog doivent savoir de Jojo et Fernande sont les parents du rédacteur de ces lignes.


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  • L’aventure généalogique qui va vous être contée dans ce billet commence au début du règne de Louis XIII, vers 1615. Les premiers acteurs à apparaître sont Jean Robert et Anne Raffard. Ils appartiennent à la onzième génération qui a précédé le rédacteur de ces lignes. Comme presque toujours, les recherches qui ont permis de les découvrir étaient ascendantes, c'est-à-dire en recherchant les parents d’aïeux eux-mêmes retrouvés grâce à leurs enfants. Pour vous maintenir en haleine, c’est bien en descendant que nous allons découvrir les autres acteurs de cet épisode. Inutile de vous plaindre, raconter une histoire dans l’ordre chronologique des événements n’a vraiment rien de scandaleux !

    Nous ne connaissons de Jean et Anne que les actes de décès, respectivement le 15 juin 1672 et le 9 septembre 1695. Tous deux sont décédés à Bessey.

    implexe et jeu de prénoms (1)

     Transcription de l'acte de décès de jean Robert :

    Jean Robert de Toucheboux âgé d'environ 55 ans a été enterré le 15e juin 1672 en présence d'Antoine Bouché de Jean Guillot et de Joseph ?? tous de Toucheboux qui ont déclaré ne savoir signer

    implexe et jeu de prénoms (1)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Transcription de l'acte de décès d'Anne raffard:

    Anne Raffard veuve du fils jean Robert âgée d'e 80 ans a été enterré le neuvième septembre mil six cent nonante cinq en présence  de Jean Guillot Antoine Nesme ?? Antoine Boucher tous dudit Toucheboux qui n'ont su signer requis

    Nous n’avons de traces ni de leur mariage ni de leur naissance. Si ces événements se sont produits à Bessey, rien de plus normal puisque les registres paroissiaux de cette paroisse les plus anciens datent de 1648.

    L’acte de décès de Jean précise qu’il est de Toucheboeuf, un hameau de la paroisse de Bessey, et qu’il a 55 ans. C’est grâce à cette indication que nous situons sa date de naissance vers 1617. Celui d’Anne ne précise de lieu que pour les témoins, eux aussi de Toucheboeuf. Anne a 80 ans lors de son décès, elle est donc née vers 1615.

    Ils portent respectivement les numéros Sosa 1272 et 1273.

    C’est grâce au mariage de leur fils André avec Anne Rouhé qu’ils ont été identifiés. L’acte de ce mariage, célébré à Bessey le 8 février 1689 donne la filiation des deux époux. André Robert porte le numéro Sosa 636 et son épouse Anne Rouhé, ou Rohé le numéro 637.

    implexe et jeu de prénoms (1)

     Transcription de l'acte de mariage entre André Robert et Anne Rohé :

    André Robert fils des mariés fils Jean Robert et Anne Raffard de Toucheboux paroisse de Bessey et Anne Rohé fille des mariés Jean Rohé et Claudine Gay dudit Toucheboux ont reçu la bénédiction nuptiale le 8e fevrier 1689 après avoir trois fois au prône des messes paroissiales dudit Bessey en présence de .....;

    Quelque mois après avoir découvert ces couples, en recherchant les ascendants de Benoit Boucher, qui épousa Rose Françoise Crotte, la mère de son enfant cinq ans après la naissance de celui-ci dont nous avons déjà fait la connaissance dans un billet précédent, j’ai découvert que son arrière grand-mère, Benoite Robert, était elle aussi fille  d’André Robert.

    L’acte de mariage des parents de Benoite, à savoir André Robert et Marguerite Brias célébré lui aussi à Bessey le 29 février 1672 donne aussi la filiation des époux et André est bien le fils du couple jean Robert Anne Raffard. Ce n’est pas la date de ce mariage qui est le plus remarquable, même si elle dispense André d’offrir des fleurs trois années sur quatre pour leur anniversaire de mariage, mais le fait qu’André Robert, époux de Marguerite Brias depuis 1672 épouse en 1689 Anne Rohé.

    implexe et jeu de prénoms (1)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Transcription de l'acte de mariage entre André Robert et Marguerite Brias :

    L'an mil sept cent soixante douze et le 20e février se sont épousés par paroledes présents dans l'église de Bessey ayant été ?? trois fois au prône des messes paroissiales et n'ayant ?? aucun empêchement André Robert fils naturel et légitime de Jean Robert et d'Anne Raffard et Marguerite Brias fille naturelle et légitime de Jean Brias et Françoise Bertholas du lieu de gencenas paroisse de Bessey en présence de ....

    J’entends déjà les railleries des familiers de la généalogie et des mœurs d’antan que sont devenus les lecteurs de ce blog : Marguerite Brias est décédée avant 1689 et André Robert a épousé Anne Rouhé en secondes noces.

    Cette explication parfaitement crédible ne résiste pas à l’examen de la descendance. André Robert a eu avec Marguerite Brias  neuf enfants, entre 1673 et 1694. Et André Robert a eu cinq enfants avec Anne Rouhé entre 1689 et 1695, donc pendant la même période. Une lacune dans les registres paroissiaux de Bessey entre 1696 et 1714 nous empêche de savoir si d’autres enfants sont nés après 1695.

    André Robert était-il donc bigame ? Si la religion catholique acceptait en son sein les enfants nés hors mariage en les baptisant, elle n’aurait pas vu d’un très bon œil ce ménage à trois sanctuarisé dans ses murs.

    Il y a en fait bien deux André Robert, fils du couple Jean Robert Anne Raffard et donc frères. C’est sans doute pour empoisonner la vie des futurs généalogistes que ce couple a décidé de réutiliser le même prénom. Comme les deux André vivent à Toucheboeuf, le curé note d’ailleurs parfois sur les actes de naissance des enfants « André, l’Aisné » ou « André le jeune », pour pouvoir s’y retrouver lui-même. Cette manie de réutiliser les prénoms ne s’est pas arrangée avec le temps puisque André Robert, celui qui à épousé Marguerite Brias, a trouvé le moyen de prénommer Marie trois des six filles qu’il a eu !

    Des extraits de l'arbre généalogique vous aideront sans doute à suivre.

    d'abord le couple Jean Robert / Anne Raffard et ses enfants :

    implexe et jeu de prénoms (1)

     ensuite le couple André Robert / Anne Rouhé et ses enfants :

    implexe et jeu de prénoms (1)

     enfin, le couple André Robert / Marguerite Brias et ses enfants (en deux parties, les enfants sont trop nombreux !):

    implexe et jeux de prénoms (1)

     

    implexe et jeux de prénoms (1)

    Ces laborieuses explications vous  ont peut-être fait perdre de vue que nos deux André ont été découverts en remontant des branches séparées de la généalogie familiale. André le jeune porte le numéro Sosa 636, André l’ainé le numéro 866 et son épouse Marguerite Brias le 867. Jean le père des deux André porte donc en même temps les numéros 1272 (636 x 2) et 1732 (866 x 2) même si l’usage veut qu’on ne mentionne que le plus faible des deux numéros.

    Il y a donc un nouvel implexe. Parmi les descendants des deux André Robert, deux se sont épousés.

    Je sais bien sûr de qui il s’agit, mais vous devrez patienter et attendre quelques jours la suite de ce billet pour avoir la réponse. Vous pouvez aussi essayer de trouver vous-même et vos pronostics sont attendus en commentaire. Ceux qui résoudront l’énigme auront droit à toute ma considération.


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  • On ne peut guère se livrer à des recherches généalogiques sans être confronté rapidement aux aléas de la mémoire humaine et aux difficultés de communication lorsqu’il s’agit de donner les noms et prénoms des personnes pour la rédaction des actes. Avant l’instauration de l’école obligatoire, l’illettrisme était le triste état d’une grande partie de la population. Les noms de famille étaient transmis de façon phonétique. Souvent dérivés de nom de lieux ils étaient aussi affectés par la forme utilisée en patois. Avant la révolution, les registres étaient tenus par les curés de village. Lorsqu’un nouveau curé démarre son ministère on sent bien qu’il peine parfois à communiquer avec ses ouailles. Peut-être parce que, lorsqu’il vient d’une région éloignée, il n’est pas familier de la façon locale de s’exprimer. Des variantes de noms existants apparaissent donc régulièrement lorsqu’un nouveau curé s’installe dans une paroisse. Les confusions de prénoms sont aussi très fréquentes, mais elles sont plutôt dues à des pratiques et facteurs sociaux. Les mêmes prénoms sont réutilisés sans aucune retenue et la dramatique mortalité infantile fait que les parents eux-mêmes s’embrouillent avec les prénoms de leurs propres enfants. Le renforcement de l’état, à l’instauration de la république, ne pouvait que tenter d’introduire un peu de rigueur dans la rédaction des actes pour en accroitre la fiabilité. Ainsi demande-t-on aux officiers d’état civil, lors des mariages, d’exiger des futurs conjoints qu’ils produisent un extrait d’acte de naissance et, lorsqu’ils sont mort, l’extrait d’acte de décès des parents. Le but était sans doute de s’assurer de l’identité des personnes présentes mais aussi d’éviter les  évolutions de patronymes. Si ces dispositions ont eu un effet bénéfique incontestable sur la qualité des informations dont nous disposons aujourd’hui, elles avaient aussi leurs limites comme le montre l’histoire que je vais vous conter.

    Tout commence le seize février 1809 par la naissance à Limonne de Marie Paret, fille d’André Paret et de Marie Anne François et arrière petite fille d’André Paret, le meunier de Loye, dont Guy et Mireille recherchent les traces en arpentant infatigablement les contreforts rhodaniens du Pilat.

     

     

    L'an mil huit cent neuf et le dix sept février à neuf heures du matin par devant nous maire, officier de l'état civil de la commune de maclas canton de pellussin département de la loire est comparu andré paret cultivateur domicilié à Limonne commune de maclas âgé de trente deux ans lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin né hier à sept heures du soir de marie anne françois son épouse et dont il se déclare le père et auquel il a déclaré vouloir donner le prénom de marie paret, les dites déclarations et présentations faites en présence de jean boudin âgé de trente cinq ans et de louis rouhé âgé de trente sept ans propriétaires domiciliés à maclas qui ont signé avec nous maire, après que nous avons eu fait lecture du présent acte, le dit paret a déclaré ne savoir écrire ni signer de ce enquis et requis

    La malheureuse marie décède moins d’une semaine après sa naissance le  vingt deux févier.

     

    L'an mil huit cent neuf et le dix le vingt deux février à quatre heures du soir par devant nous maire, officier de l'état civil de la commune de maclas canton de pellussin département de la loire sont comparus andré paret cultivateur domicilié à Limonne commune de maclas âgé de trente deux ans et andré oriol propriétaire domicilié à maclas âgé de trente quatre ans lesquels nous ont déclaré que ce jourduy sur l'heure de midi marie paret fille d'andré paret et de marie anne françois son épouse, âgée de six jours est décédée dans le domicile de son dit père dans lequel nous nous sommes transportés et assurés dudit décès et avons signé le présent acte avec oriol, l'un des comparants après que nous leur en avons fait lecture, andré paret a déclaré ne savoir écrire ni signer de ce enquis et requis

    Ce décès d’un nourrisson, pour triste soit, n’a vraiment rien d’extraordinaire à cette époque, tout comme la naissance, le quatorze octobre 1810 d’une seconde fille à qui on donne le prénom de Magdelaine.

     

    L'an mil huit cent dix et le quatorze octobre à quatre heures du soir par devant nous maire, officier de l'état civil de la commune de maclas canton de pellussin département de la loire est comparu andré paret âgé de trente quatre ans cultivateur domicilié à Limonne commune de maclas  lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin né ce jourd'huy à deux heures du soir de lui déclarant et de marie anne françois son épouse et auquel il a déclaré vouloir donner le prénom de magdelaine paret, les dites déclarations et présentations faites en présence de pierre mellier âgé de trente huit ans et de lean pierre trouillet âgé de quarante  ans propriétaire domicilié à maclas et avons signé le présent acte avec les comparants après leur en avoir fait lecture 

    Après avoir donné naissance à quatre autres filles et un garçon, Pierre, décédé à vingt et un ans, sans descendance, Marie Anne François décède le vingt six juillet 1827.

     Le vingt sept janvier 1841, l’affaire se complique sérieusement. Un mariage est célébré à Maclas entre Jean Claude Rouhé, natif de Bessey,  et Marie Paret.  

     

    Ce jourd'hui vingt sept janvier mil huit cent quarante un à neuf heures du matin par devant moi maire officier de l'état civil de la commune de maclas, sont comparus publiquement en la maison commune  pour contracter mariage, Jean Claude Rouhé né à Bessey le vingt un novembre mil huit cent neuf, fils majeur et légitime à Joseph Rouhé et à Marie Guillot, propriétaires cultivateurs avec lesquels il demeure au lieu et commune de Bessey, futur époux d'une part et Paret Marie née audit Maclas le dix sept février mil huit cent neuf, fille légitime et majeure d'André propriétaire cultivateur demeurant  ensemble au lieu de Limonne commune de Maclas et de défunte Marianne François décédée audit maclas le vingt six août mil huit cent vingt sept, future épouse d'autre part, lesqueks agissant savoir : le futur époux comme libre et majeur néanmoins du consentement de Joseph Rouhé son père, ici présent et consentant audit mariage et la future épouse aussi comme libre et majeure néanmoins du consentement // d'André Paret son père, ici présent et consentant audit mariage nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux dont la publication a été faite en cette mairie ainsi qu'en celle de Bessey les dimanches dix sept et vingt quatre du présent mois, aucune opposition audit mariage ne nous ayant été signifiée non plus qu'en la mairie de la commune de Bessey ainsi qu'il résulte de son certificat délivré en date d'aujourd'hui. Nous avons donné lecture aux comparant de l'acte de naissance des époux et du décès de la mère de la future épouse et ?? ainsi que le chapitre 6 titre 5 du code civil après quoi nous avons demandé  à chacun des futurs séparément s'ils entendaient se prendre pour mari et femme et nous ayant l'un et l'autre répondu affirmativement, nous avons prononcé au nom de la loi que lesdits Rouhé Jean Calude et Paret Marie sont unis par le mariage et avons du tout rédigé le présent acte en présence de Louis Collombet âgé de soixante deux ans, de François Mousset, âgé de quarante neuf ans, Nicolas Constant Dervieux, âgé de quarante ans et de Jean Georges Gay , âgé de trente sept ans, tous quatre propriétaires domiciliés à Maclas, témoins requis qui ont avec moi signé avec l'époux et le père de ce dernier non l'épouse ni le père de cette dernière pour ne le savoir faire de ce requis et sommés. Le tout après lecture faite.

    Le maire applique soigneusement les consignes et note dans l’acte que la future mariée est née à Maclas, commune où est célébré le présent mariage, le dix sept févier 1809. Sans doute a-t-il consulté l’acte de naissance en question. Il a choisi de noter la date de l’acte sans prendre garde que celui-ci précise que la naissance a eu lieu la veille, soit le seize févier. Plus grave, il ne s’aperçoit pas que la future épouse, devant lui, aux  termes de l’état civil est décédée le vingt deux février 1809. En cette année 1809, les actes sont enregistrés sur des registres séparés pour les naissances, mariages et décès. Reconnaissons qu’il n’avait pas de raison de douter de ce que lui disaient les présents, dont le père et la mariée elle-même.

    La question est donc : si ce n’est pas Marie Paret,  née le seize février 1809, qui est devant lui, de qui s’agit-il ?

    Sauf à imaginer une solution extravagante, on peut tout de même supposer qu’il s’agit d’une sœur de la défunte Marie.

    Il y a donc cinq possibilités :

    -          Magdelaine, née en 1810, peu de temps après la défunte Marie mais qui porte clairement un prénom différent

    -          Françoise née en 1814 dont je n’ai trouvé trace à ce jour ni d’un mariage ni du décès

    -          Marguerite née en 1815, même situation que la précédente

    -          Marie née en 1821, idem

    -          Marie née en 1823 idem

    Voici les actes de naissance de celles que vous ne connaissez pas encore :

    Françoise Paret :

    Recheche Marie, desperement

      

    Recheche Marie, desperement

    L'an mil huit cent quatorze le vingt deux mai sur les sept heures du matin devant nous maire, officier de l'état civil de la commune de maclas canton de pellussin département de la loire est comparu andré paret âgé de trente cinq ans  propriétaire demeurant à Limonne commune de maclas lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin né hier sur les  dix heures du matin de lui déclarant et de marie anne françois son épouse et auquel il a déclaré vouloir donner le prénom de françoise paret, les dites déclarations et présentations faites en //présence d'andré Tranchand propriétaire demeurant audit Limonne, commune de Maclas plus que majeur de tout quoi ai dressé le présent acte que j'ai signé non les comparants qui ont séparément déclaré ne savoir signer de ce enquis et sommés.

    Marguerite Paret

    Recheche Marie, desperement

     

    Recheche Marie, desperement

    L'an mil huit cent  quinze le treize décembre sur les huit heures du matin devant nous maire, officier de l'état civil de la commune de maclas canton de pellussin département de la loire est comparu andré paret âgé de trente neuf ans  cultivateur demeurant de Limonne commune dudit maclas lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin né ce matin à deux heures de lui déclarant et de marianne françois son épouse et auquel il a déclaré vouloir lui donner le prénom de marguerite paret, les dites déclarations et présentations faites en présence de jacques Tranchand et de Pierre Plasson voisins cultivateurs audit Limonne, plus que majeur de tout //quoi ai dressé le présent acte que j'ai signé non les comparants qui ont séparément déclaré ne savoir signer de ce enquis et sommés après lecture faite.

    Marie Paret, née en 1821

    Recheche Marie, desperement

      

    Recheche Marie, desperement

    L'an mil huit cent  vingt un le vingt quatre janvier sur les sept heures du matin devant nous Gabriel merle maire, officier de l'état civil de la commune de maclas canton de pellussin département de la loire est comparu en la maison commune andré paret âgé de quarante ans  propriétaire demeurant de Limonne susdite commune  lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin né hier à deux heures du matin de lui déclarant et de marianne françois son épouse et auquel il a déclaré vouloir lui donner le prénom de marie paret, les dites déclarations et présentations faites en présence de laurent //dervieux et d'andré Dumas  propriétaires audit Limonne, plus que majeur de tout quoi ai dressé le présent acte que j'ai signé non les comparants qui ont séparément déclaré ne savoir signer de ce enquis et sommés après lecture faite.

    Marie Paret, née en 1823

    Recheche Marie, desperement

     

    Recheche Marie, desperement

    L'an mil huit cent  vingt trois le vingt cinq juillet sur les onze heures du matin devant nous Gabriel merle maire, officier de l'état civil de la commune de maclas canton de pellussin département de la loire est comparu en la maison commune andré paret âgé de quarante trois ans  cultivateur  demeurant au lieu de Limonne commune  dudit maclas lequel nous //a présenté un enfant du sexe féminin né hier à six heures du soir de lui déclarant et de marianne françois son épouse et auquel il a déclaré vouloir lui donner le prénom de marie paret, les dites déclarations et présentations faites en présence de laurent dervieux et de claude jaquet voisin du comparant Limonne, plus que majeur de tout quoi ai dressé le présent acte que j'ai signé non les comparants qui ont séparément déclaré ne savoir signer de ce enquis et sommés après lecture faite.

    Tant que nous n’aurons pas retrouvé la trace de toutes les filles du couple André Paret et Marie Anne François, il sera bien difficile de dire avec certitude qui était devant le maire, aux cotés de Jean Claude Rouhé.

    Comme il faut bien décider pour progresser dans la construction d’un arbre, j’ai choisi l’option Magdelaine, à cause de la différence d’âge trop grande entre la défunte Marie et les autres sœurs portant dans l’état civil le prénom de Marie.

    Bien sûr cela implique que la mariée ignorait sa date exacte de naissance, ce qui n’a rien de vraiment étonnant, mais aussi son prénom.

    Pour conclure ce billet, on ne peut que dire que, dans cette famille, on aimait particulièrement le prénom de la femme de l’infortuné charpentier.

    Rien ne prouve d’ailleurs que pour se simplifier la vie, André n’utilisait pas ce prénom pour appeler toutes ses filles qu’il s’agisse de Magdelaine, Françoise, Marguerite ou, bien sûr d’une des Marie.

     


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  • Après la reconnaissance du moulin de Limonne, qui appartenait à Floris, nous nous dirigeons aux Andrivaux, à 1km environ, pour chercher le moulin de Michel, son père.

    Une habitante du village nous indique le moulin Desseux. C’est une maison de village, en bordure de la route, un portail donne sur une cour. Nous sonnons… pas de réponse, mais un voisin apparait à sa fenêtre : pas de chance, M. Desseux est parti depuis un quart d’heure.Nous lui expliquons un peu notre affaire, alors il nous raconte ce qu’il connaît du passé du moulin. Dans les années 1800, les propriétaires, dont il a oublié le nom, mais ce n’était pas Paret, sont partis en Afrique. Ils sont revenus, ruinés, et ont vendu le moulin et le grand corps de bâtiments qui l’entoure (dont la maison du voisin), par lots, à la chandelle. La piste « out of Africa » n’est certainement pas celle de nos aïeux, mais nous décidons malgré tout de voir l’envers du décor, côté rivière (le Fayon). La maison Desseux se trouve à une trentaine de mètres, au dessus de la rivière, et le moulin était alimenté par un bief, l’eau rejetée retournant au Fayon. Nous devons traverser des propriétés privées. Un riverain est en train de faire un feu de branches, nous lui demandons l’autorisation de traverser le pré, et la conversation s’engage,  tranquillement d’abord, puis joyeusement lorsque ce monsieur apprend que nous recherchons un moulin Paret, et lorsqu’il nous dévoile son nom de famille : Paret ! Le jackpot ! Il nous montre les ruines du moulin Paret, contigues à une maison que Les moulinslui et son frère ont vendue. Sa femme fait des recherches généalogiques, mais n’ayant pas la perspicacité de Guy, et devant le nombre incalculable des Paret, elle a abandonné la branche du mari pour se consacrer à la sienne. Notre riverain connaît quatre moulins aux Andrivaux : le sien (ce qu’il en reste), le moulin Desseux, et deux moulinages, mais il y en avait une quantité invraisemblable. Il a aussi entendu parler des procès entre les meuniers ou entre les meuniers et les paysans. Procès qui ont fait autrefois le bonheur des huissiers, juges et autres avocats, et qui font maintenant le bonheur des généalogistes. Nous quittons ce lointain cousin, mais il est probable que nous nous reverrons un jour.

    Côté rivière, nous voyons bien que la maison Desseux  est un ancien moulin, avec le canal d’évacuation de l’eau. M. Desseux a l’intention de le restaurer et de le faire tourner.

    Pour l’instant,  rien à rajouter sur l’histoire du moulin Paret, mais les recherches se poursuivent…

    Quelques photos ont été prises lors de cette escapade :

    Le moulin Desseux :

    moulin Desseux 1

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Les ruines du moulin Paret

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