• Si vous avez suivi les échanges de messages sur le forum des pages 14-18, vous savez que la reconstitution du parcours de Paul Bonneton rencontre quelques difficultés. La cohérence des informations de sa fiche matricule est en cause et, avant de passer à l'analyse des journaux de marche et d'opération, dans la mesure où il sont disponibles, il faut d'abord avoir identifié avec certitude les unités dans lesquelles Paul à servi.

    Même la date de la photo de Paul avec son épouse, ou sa future épouse, n'est pas certaine puisque certaines caractéristiques de l'uniforme qu'il porte conduisent à des dates différentes. En effet, les membres du forum ont commenté cette photo et si l'absence de chevron sur le haut de la manche gauche -les poilus en cousaient un pour chaque année passée au front- milite pour une date de prise de vue en 1915, la couleur du pantalon fait plutôt penser à une date plus tardive. Mais comme ni la coupe de la vareuse ni la coiffe, un béret, ne sont réglementaire, aucune conclusion définitive n'est possible.

    Afin d'apporter de nouvelles informations, au risque de compliquer encore la situation, j'ai examiné d'autres pages du carnet, celles où sont notées les coordonnées de personnes avec lesquelles Paul fut, à un moment de sa vie en relation, dans l'espoir d'y trouver des noms de soldats l'ayant cotoyé. Voici la première de ces pages, la douzième du carnet :

    Le carnet de Paul Bonneton (V) Anatole Loubeau, un ami du 36eme RAC

    la treizième :

    Le carnet de Paul Bonneton (V) Anatole Loubeau, un ami du 36eme RAC

     la quatorzième :

    Le carnet de Paul Bonneton (V) Anatole Loubeau, un ami du 36eme RAC

     et enfin la quinzième :

    Le carnet de Paul Bonneton (V) Anatole Loubeau, un ami du 36eme RAC

    Certaines de ces pages nous sont déjà connues puisque nous y avons trouvé les coordonnées de Charles Mortimore et de Henry Breton dont il a été question à de multiples reprises sur ce blog.

    De nombreuses autres concernent la période militaire de la vie de Paul.

    Par exemple sur la douzième pages, Paul a noté J.Pessonneaux, 241 d'artillerie, 28eme batterie. Mais Pessonneaux est un patronyme très répandu dans la Loire, région d'origine de Paul et il s'agit vraisemblablement d'une de ses connaissances d'avant sa mobilisation plutôt que d'une personne rencontrée sur le front.

    D'autres lignes contiennent trop peu d'informations pour espérer identifier la personne. Notons au passage qu'il y a même un certain Georg Schütz, indiscutablement allemand puisque résident à Ensdorf près de Sarrelouis, ville mentionnée à deux reprises dans le carnet. Voila un autre mystère qu'il va falloir éclaircir, ou au moins tenter de le faire, plus tard...

    Pour ce qui concerne la recherche de compagnons militaires de Paul, la piste la plus intéressante se trouve sur la page 13 du carnet. Anatole Loubeau y apparaît deux fois. La première avec une adresse dans les Deux-Sèvres et la seconde avec une adresse qui ressemble à une localisation militaire, un peu comme si les routes de Paul et d'Anatole s'étaient séparées et qu'ils avaient souhaité échanger leurs coordonnées afin de continuer à correspondre.

    La première adresse permet de retrouver Anatole Loubeau dans les registres matricule des Deux-Sèvres. Voici la fiche matricule d'Anatole, l'ami de Paul :

    Le carnet de Paul Bonneton (V) Anatole Loubeau, un ami du 36eme RAC

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Anatole Loubeau, né à Faye-l'abesse en 1882 réside bien à Louin, ville noté par Paul dans son carnet. Il est l'aîné de Paul, né en 1889. Il est bien, comme Paul, passé par le 36eme régiment d'artillerie de campagne, même si j'ai du mal à déchiffrer l'année de son arrivée dans cette unité, à cause de cette malheureuse manie qu'avaient les scribes de l'époque de former leur chiffres de la façon la plus bizarre possible. Gageons que les experts en questiond militaires du forum saurons extraire de cette fiche tout ce qui pourrait nous aider à reconstituer le parcours de Paul.

    Mail il y a mieux encore. Anatole Loubeau a un descendant qui partage ma passion pour la généalogie et qui a posté sur Geneanet un arbre sur lequel Anatole porte le n° Sosa 24. En clair, ce passionné a Anatole Loubeau comme arrière-arrière grand père, j’imagine donc qu'il doit être nettement plus jeune que moi... Je vais lui envoyer un message en lui racontant mon histoire, ou plutôt ce que nous savons de celle de Paul. Avec un peu de chance, il disposera d'informations sur la carrière militaire de son aïeul et, pourquoi pas, sur les relations qu'il avait avec Paul.

    Donc à bientôt pour de nouvelles aventures.

     


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  • Les recherches sur le parcours de Paul pendant la grande guerre commence à peine et déjà la première énigme !

    Selon sa fiche matricule, il est arrivée sur le front le 20 février 1915 au 36eme régiment d'artillerie de campagne puis a été muté, le 15 août de la même année au 113eme régiment d'artillerie lourde hippomobile.

    Pourtant sur la photo que nous avons de lui, en compagnie de Jeanne Joséphine son épouse que nous pensions dater de 1919, on voit clairement sur le col de sa vareuse l'insigne du 36eme RAC.

    Il faut donc remettre en cause soit le n° régiment soit la date de la photo.

    La guerre de 14 18 passionne de nombreux chercheurs et j'ai soumis mon problème sur le forum http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Pages-d-Histoire-Artillerie/Artillerie/bonneton-36eme-113eme-sujet_2476_1.htm

    Plusieurs membres se penche sur la question et l'un d'entre eux me signale que le lien que j'ai mis dans mon message vers la fiche matricule Paul ne fonctionne pas.

    Comme Eklablog accepte une meilleure résolution que le forum, je place ici la fiche elle même.

     Le carnet de Paul Bonneton (IV)

     

    Le carnet de Paul Bonneton (IV)

     Vous pouvez bien sûr suivre aussi le sujet sur le forum en question, vous ne serez pas déçu...


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  • Nous allons tourner dans ce billet quelques nouvelles pages du carnet de Paul Bonneton et dresser le cadre géographique dans lequel il a vécu la guerre de 14 18.

    Voici les pages en question.

    Le carnet de Paul Bonneton (III)

     

    Le carnet de Paul Bonneton (III)

     

    Le carnet de Paul Bonneton (III)

     

    Le carnet de Paul Bonneton (III)

    Ces quatre pages comportent cent seize noms de lieu soigneusement notés sur deux colonnes. En plus de ces noms apparaissent, au droit de certains la mention « 1ere permission », « 2eme permission » et ainsi de suite jusqu’à la 11eme permission, ce qui ne laisse aucun doute sur la signification de cette liste. Il s’agit bien des lieux où Paul s’est trouvé pendant cette guerre. Une autre indication, entre 105eme et 106eme noms de lieu, « Lenoncourt » et « Couture », semble être composée des lettres A et L imbriquées qui signifie peut-être Allemagne. Mais le sens de cette mention reste un mystère, au moins pour le moment.

    Avant de rapprocher cette liste de lieux des journaux de marches et opérations mis en ligne par les archives militaires, afin de dater les étapes de cette longue liste et d’imaginer, autant que possible, les actions dans lesquelles Paul a été impliqué, il fallait identifier ces lieux et les positionner avec le plus de précision possible sur une carte.

    Le tableau qui suit est une transcription des pages du carnet. La première colonne est un simple numéro d’ordre, la seconde donne le symbole qui représentera le lieu sur la carte, suivi de la couleur du lien vers le lieu suivant, couleur qui change après chaque permission, la quatrième colonne est le nom tel qu’il apparait sur le carnet. On trouve ensuite dans la cinquième colonne, le nom du même lieu tel qu’il est porté sur les cartes IGN d’aujourd’hui, fruit de recherches parfois laborieuses. Enfin, les colonnes six à huit donnent le département puis les coordonnées du lieu. Certains lieux n’ont pas pu être identifiés. Ils le seront peut-être grâce aux journaux de marche.

    Le carnet de Paul Bonneton (III)

     

    Le carnet de Paul Bonneton (III)

    On peut aussi s’interroger sur la présence de Viarmes parmi les lieux notés sur le carnet. On se doute que Paul connaissait ce village puisque Jeanne Joséphine, sa future épouse y résidait, mais il est étonnant qu’il y ait séjourné en tant que soldat hors permission. Je n’ai trouvé nulle part trace de combat à proximité de Viarmes. Tout au plus, au début de la guerre, lorsque l’avancée rapide des assaillants en direction de Paris a fait craindre une menace pour la capitale, a-t-on creusé quelques tranchées entre Viarmes et Belloy en France. Ces tranchées dont les vestiges ont été découverts récemment faisaient partie d’un système de défense encerclant Paris, mais elles semblent ne jamais avoir été utilisées. Et la position de Viarmes sur la 98eme ligne du carnet, après sa huitième permission font plutôt penser à 1918 qu’a 1914. La présence de villes allemandes dans cette liste est aussi étonnante. La reddition allemande a été signée avant que la retraite des troupes du Kaiser permette aux alliés de passer la frontière, si on se fie à ce qu’en disent les historiens. Espérons que l’exploitation des journaux de marche apportera une réponse à ces questions.

    Voici, enfin, la carte promise. Autres détails à propos de cette carte, le lien qui relie deux lieux avant et après une permission est en trait pointillé noir, car il se peut que l'unité à laquelle appartenait Paul se soit déplacé pendant sa permission. Certains lieux sont si proches qu'ils sont représentés par un seul symbole sur la carte. Enfin, le trait qui relie deux ville n'indique bien entendu pas le chemin réellement suivi par les soldats.

    Le carnet de Paul Bonneton (III)

    Vous avez du mal à suivre Paul dans ses pérégrinations sur la carte ? Pas de panique ! Il ne s’agit pour le moment que de situer tous ces lieux sur une carte du nord-est de la France. Sans entrer dans le détail, on voit clairement que Paul a combattu dans l’Oise, dans la Meuse et dans l’Aisne.

    Maintenant que le décor est planté, nous allons pouvoir nous intéresser aux évènements qui s’y sont déroulés.


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  • Je m’étais préparé à écrire la suite du billet (le carnet de Paul Bonneton (I)) sur le fameux carnet de Paul Bonneton, travail considérable puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de revivre la grande guerre à ses côtés en rapprochant les noms de lieux notés par lui des journaux de marches et d’opérations des régiments auxquels il a appartenu.

    Vous devrez pourtant attendre pour cette expérience car, toujours sur le carnet, une inscription m’intriguait et je viens tout juste d’en comprendre le sens. Comme cela remet en cause les conclusions du premier billet, je donne la priorité au texte que vous êtes en train de lire.

    Vous vous souvenez peut-être que le nom de Mortimore apparaît à trois reprises parmi les adresses, peu après celle d’Henri Breton.

    Le carnet de Paul Bonneton (II)

     

    Le carnet de Paul Bonneton (II)

    La première donne une adresse rue des Ternes à Paris, adresse qui est la sienne à la naissance de ses deux enfants, Fred Henri le 10 septembre 1914 et Georges Albert le 7 janvier 1916. La suivante est textuellement :

    C mortimore

    C/O Middletown

    Car Company

    La Rochelle Charente Inférieure

    La troisième adresse est une adresse précise à La Rochelle, chez une certaine Mme Vignaud.

    La clef de l’énigme se trouve, vous l’avez compris, dans la seconde adresse.

    Le « C » qui précède le nom mortimore est l’abréviation de Charles.

    « C/O » sur la seconde ligne signifie « Care of », « aux  bons soins de », en bon français. Vous vous demandez peut-être pourquoi Paul Bonneton éprouve subitement le besoin de s’exprimer dans  la langue de Shakespeare. Soyez patient, vous le saurez bientôt.

    Middletown Car Company est le nom d’une filiale de la Standard Steel Car Company, une société américaine, deuxième constructeur de matériel ferroviaire sur le continent américain. Lorsque les américains entrent en guerre en 1917, les troupes venues d’outre atlantique débarquent à  La Rochelle et ils y installent un atelier pour monter des wagons de chemins de fer à partir de pièces venues elles aussi des Etas Unis. En effet, les américains veulent renforcer les moyens logistiques afin de lutter plus efficacement contre l’Allemagne. C’est l’armée qui se charge du travail et, en avril 1919, elle passe le relais à la Middletown Car Company. L’état français rachète les 38000 wagons construits pour l’effort de guerre et incite la société à rester en France pour y établir une industrie durable de construction de matériel de chemin de fer.

    Charles Mortimore a apparemment été impliqué, d’une façon ou d’une autre dans cette aventure. Peut-être que sa parfaite maitrise de l’anglais, sa langue maternelle,  a fait de lui un interprète pour les employés américains à leur arrivée en France. Charles avait 28 ans au début de la guerre et nous ignorons quelle fut son rôle dans cette tragédie, alors qu’il avait les deux nationalités française et anglaise. Est-ce le commandement militaire qui l’a envoyé à La Rochelle pour participer à la mise en place du dispositif ? Bizarrement, bien plus tard en 1945 lors du mariage de son fils Georges Albert, il déclarera qu’il exerce la profession d’interprète, alors qu’habituellement il dit travailler dans l’hôtellerie. Mais en 1945, il y a de nouveau beaucoup d’américains en France, et il n’est pas exclu qu’il soit redevenu interprète.

    Le carnet de Paul Bonneton (II)

    La seule chose certaine à retenir de tout cela, c’est que le scénario laborieusement imaginé d’une rencontre entre le compagnon Paul Bonneton de passage à La Rochelle pendant son tour de France et Charles Mortimore vers 1910 s’effondre, tel un château de carte.

    A quel moment Paul a-t-il  noté ces adresses dans son carnet ? Pour celle d’Henri Breton, forcément après son retour d’Allemagne le 2 janvier 1919 (il était prisonnier outre-Rhin, précision pour ceux qui ont du mal à suivre) et avant le départ de Charles Mortimore pour la Rochelle, puisque cette adresse est notée après dans le carnet, donc plutôt avant avril 1919. Les autres adresses, celles de Charles Mortimore ont été notées à l'occasion du déplacement vers la Rochelle. Charles ne sait apparemment pas où il va résider et il demande tout d'abord à Paul de lui écrire à la société pour le compte de laquelle il va travailler. Comme le courrier va être reçu par un américain, l’instruction de faire suivre est en anglais. Un peu plus tard, et donc un peu plus loin dans le carnet, Paul note l’adresse à La Rochelle que Charles vient de lui envoyer et où il doit dorénavant lui écrire. Ce qui prouve au moins qu’ils correspondaient de façon régulière. Il faut à ce sujet se souvenir que Paul n’a été démobilisé que le 31 juillet 1919. Il était encore en service actif au moment où se déroulent ces évènements. Et son mariage avec Jeanne Joséphine le 22 février a forcément été célébré pendant une permission.

    Il est notoire que les poilus écrivaient beaucoup, ce lien épistolaire avec leur ancienne vie était même sans doute ce qui les aidait le plus à supporter leur terrible condition. Comme les autres soldats, Paul voulait  garder contact non seulement avec son épouse mais aussi avec ses proches et il notait donc les adresses où les joindre dans le fameux carnet. On pourrait aussi s’étonner de l’absence totale d’Emile Caillet dans ce carnet alors qu’on sait que celui-ci était très proche de sa demi-sœur Jeanne Joséphine. L’explication est sans doute que, vu son jeune âge – Emile avait 14 ans en 1919- il vivait encore avec sa mère et sa demi sœur, à Viarmes. Et cette adresse-là, Paul n’avait pas besoin de la noter dans son carnet.

    A part le fragment de lettre de Claudy Boucher (Claudy Boucher, lettre du front), mon autre grand-père, à son épouse, évoqué dans un précédent billet, nous n’avons malheureusement aucune trace des correspondances avec nos ancêtres soldats.

    Reste la grande question qui n’a pas trouvé de réponse à ce jour, puisque l’hypothèse La Rochelle vers 1910 ne tient plus : comment Paul a-t-il rencontré Jeanne Joséphine ?


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  • Si vous êtes un fidèle lecteur de ce blog, vous devez vous souvenir de Henri Louis Breton, ce frère de Jeanne Joséphine, notre grand-mère, découvert assez récemment. Deux billets lui ont déjà été consacrés :

    Henri le grand-oncle venu de nulle part

    Des Nouvelles d'Henri Breton, le nouveau venu

    La seule chose que nous savions sur la fin de sa vie était qu’à la date du mariage de son fils Maurice Henri avec Renée Griset, le 24 avril 1937, il était décédé, puisque ce décès est mentionné sur l’acte rédigé à cette occasion.

    Son nom sur le carnet de Paul Bonneton m’a incité à reprendre les recherches sur lui. Comme la plupart des départements, le Val d’Oise, où est né Henri Louis, à Viarmes exactement, a mis en ligne les fiches matricules des soldats nés dans ce département pour la période qui nous intéresse.

    Voici celle d’Henri louis (ref : classe 1912 cote 1R/RM474 vue 455/698)  :

    Henri Breton, une triste fin

    Comme toujours, cette fiche est une mine d’informations. Nous y apprenons que Henri Louis mesurait 1m71 était blond aux yeux bleus. A défaut d’une photo que seul un miracle nous ferait découvrir, nous pouvons faire une idée de son apparence. Nous découvrons aussi qu’après avoir été garçon boucher, profession qu’il déclare lorsqu’il est témoin au mariage de sa sœur Jeanne Joséphine le 22 février 1919, il sera électricien.

    Mais le plus important est la description de sa carrière militaire active puis ses résidences en tant que réserviste qui vont nous permettre de suivre sa trace dans le temps et, peut-être, de préciser des dates sur le carnet de Paul.

    Henri est affecté au 164ème régiment d’infanterie et il arrive au fort de Longwy le 9 octobre 1913. La frontière entre la France et l’Allemagne tracée après la défaite de 1870 a donné l’Alsace et une partie de la Lorraine  à notre adversaire et Longwy se trouve à deux pas des turbulentes troupes du kaiser.

    Moins de trois semaines après le début de la guerre, le fort de Longwy est pris par les allemands et Henri, prisonnier, passera la guerre dans un camp à Königsbrück. C’est pendant cette captivité qu’il épousera en 1916 Jeanne Mathilde Lebret et reconnaitra l’enfant qu’il a eu avec elle, né en juin 1914. Tout cela est décrit précisément dans le billet cité plus haut.

    Lorsqu’il est rapatrié en France à la fin de la guerre, il est affecté successivement à différents régiments, puis démobilisé le 15 aout 1919 et il déclare se retirer à Parie au 2 rue des boulets dans le 11ème arrondissement. C’est l’adresse qu’il donne lorsqu’il témoigne au mariage de sa sœur, et c’est aussi celle qui est notée dans le carnet de Paul.

    Le 5 juillet 1921, il réside à Dinard, rue de la vallée.  Dinard est la ville d’origine de son épouse, Jeanne Mathilde Lebret.

    Le 21 juillet il est à Chatou, au 10 de la rue Carmélie Perier, qui doit en fait être la rue Camille Perier, qui fut maire de la ville au XIXème, puis de nouveau à Dinard le 21 janvier 1931 et à Viarmes, rue de la fontaine, le 16 mai 1931.

    Le 6 juillet 1732 il se trouve au sanatorium de Bligny à Briis sous Forges car il est atteint de tuberculose. Il a d’ailleurs été déclaré invalide à 100% en 1932 et réformé définitivement en 1934. Le sanatorium de Bligny se trouve à 35km de l’endroit où est tapé ce texte !

    Il meurt à Chatou le 26 mars 1936. Il avait seulement 43 ans.

    Question à mes lecteurs : à quel moment Paul a-t-il noté le nom et l’adresse d’Henri sur son carnet ?


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